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Abonnez-vous à La newsletter du Ciné-club de Caen
sur demande à : jeanluc@cineclubdecaen.com
1 - Deux films au Ciné-club durant l'été
2 - Souvenirs pour Geneviève Troussier
3 - Les films en salle
4 - Les films à la télévision et en replay
5 - Livres de cinéma
1 - Gavagai et autres malentendus et Des jours et des nuits dans la forêt pour les ciné-clubs des jeudis 23 juillet et 20 août au Café des Images.
| Jeudi 23 juillet 20h30 : Gavagai et autres malentendus (Ulrich Köhler, 2025) |
Jeudi 20 aout 20h30 : Des jours et des nuits dans la forêt (Satyajit Ray, 1970) |
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| Au cours du tournage chaotique d'une adaptation de Médée au Sénégal, l’actrice allemande Maja trouve refuge dans une liaison avec son partenaire Nourou. Quelques mois plus tard, ils se retrouvent à la première du film à Berlin. Les sentiments refont surface, mais un incident raciste vient troubler leurs retrouvailles. Tandis que la tragédie antique se joue à l’écran, un drame moderne se déploie dans la vie réelle. Le titre, Gavagai, vient d'une expérience de pensée du philosophe Willard Van Orman Quine pointant les ambiguïtés dans la perception d'une langue inconnue. Sa sonorité abstraite, sensuelle renvoie autant aux limites de tout discours qu'à l'évidence qui peut caractériser la rencontre de deux corps jusqu'à rendre caduques les assignations. |
Trois amis trentenaires de la classe moyenne de Calcutta partent en villégiature dans la forêt de Palamou. Sans réservation, ils s’installent dans un bungalow dont ils soudoient le gardien, espérant ainsi profiter de ce cadre idyllique à la lisière des bois. Bientôt, ils rencontrent trois jeunes femmes des environs : la mystérieuse Aparna et sa belle soeur, Jaya, ainsi qu’une travailleuse pauvre d’une tribu locale, Duli. Entre jeux de séduction, errances et nuits d’ivresse, chacun des comparses voit bientôt vaciller ses certitudes les plus intimes. Ray a ainsi décrit le film : « La première moitié a l'apparence d'une comédie légère mais il y a une modulation constante vers une tonalité sérieuse. » Cela commence en effet dans la frénésie mais se conclut sur la transformation de trois hommes arrogants dont le destin va sans doute changer. |
Milann Baupin et moi animerons ces séances
Après la projection et la discussion, moment convivial autour d’un verre offert.
2 - Souvenirs pour Geneviève Troussier
Ces deux films clôturent la 19e saison du Ciné-club dont Geneviève Troussier, la première directrice du Café des Images, fut l'instigatrice. Sa disparition, le 24 juin dernier, a suscité de nombreux hommages. Je vous renvoie notamment au mien fait des souvenirs entretenus avec Geneviève au cours de tant d'années.
3 - Les films vus en salle depuis la dernière newsletter
3 - A la télévision et en replay cette semaine :
Plus que quelques jours pour bénéficier du cycle complet Claude Chabrol proposé par Arte. Ce n'est toutefois pas le cas pour Le boucher où Chabrol abandonne son ironie mordante pour des contrepoints psychanalytiques et ne retrouve qu'in fine (mais de quelle manière !!) son expressionnisme coutumier. Un chef d'œuvre. A ne pas manquer non plus, L'impasse de Brian De Palma.
| de Robert Hamer, samedi 11 juillet, 13h30, Arte | ||
| de Christophe Honoré, samedi 11 juillet, 21h00, F4 | ||
| de Peter Bogdanovich, dimanche 12 juillet, 13h00, Arte | ||
| de James Gray, dimanche 12 juillet, 21h00, Arte | ||
| de Wolfgang Petersen, dimanche 12 juillet, 21h10, 6Ter | ||
| de Henri Verneuil, lundi 13 juillet, 20h55, Arte | ||
| de Brian De Palma, lundi 13 juillet, 23h05, Arte | ||
| de Laurent Cantet, mardi 14 juillet, 14h45, LCP | ||
| de Claude Chabrol, mercredi 15 juillet, 13h35, Arte | ||
| de Martin Bourboulon, jeudi 16 juillet, 21h10, Arte | ||
| de Fred Zinnemann, vendredi 17 juillet, 15h40, Arte | ||
| de Joachim Trier, vendredi 17 juillet, 21h00, F5 | ||
sur Arte.TV jusqu'au 14 juillet 2026 |
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sur Arte.TV jusqu'au 31 juillet2026 |
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sur Arte.TV jusqu'au 5 septembre 2026 |
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sur Arte.TV jusqu'au 10 septembre 2026 |
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| de Jérémie Périn sur France.TV jusqu'au 23 juillet | ||
| de Jean Stelli, sur France.TV jusqu'au 31 juillet | ||
| des frères Dardenne, sur France.TV jusqu'au 31 juillet | ||
| de Bong Joon-ho, sur Arte.TV jusqu'au 31 août | ||
| de Bong Joon-ho, sur Arte.TV jusqu'au 31 août | ||
| de Raoul Ruiz, sur Arte.TV jusqu'au 1er septembre | ||
| de Michelangelo Antonioni, sur Arte.TV jusqu'au 14 septembre | ||
| de Rupert Julian, sur Arte.TV jusqu'au 11 décembre |
3 - Des livres pour accompagner les films
Tarkovski, Andrei Roublev de Vincent Amiel (mars 2025). Vincent Amiel part du constat que le récit du deuxième long-métrage de Tarkovski est ordonné et chronologique, constitué de chapitres qui relatent la vie d'Andreï Roublev de 1400 à 1423, mais que chacun de ces chapitres est plastiquement autonome et relié aux autres par des liens extrêmement ténus ; on passe d'un lieu à l'autre sans explications, les scènes sont souvent abordées en cours d'action. Si bien que l'on est confronté, pour parler de ce film plus encore que pour d'autres, à deux dynamiques contradictoires, l'une qui pèse en chaque lieu et chaque situation, qui laisse à chaque moment sa logique propre, et l'autre qui établit entre ces moments des échos, des correspondances, parfois des continuités. S'appuyant sur les théories et pratiques du montage, de grands auteurs (Eisenstein, Bergman, Tarkovski), Vincent Amiel explique brillamment la puissance du prologue et de l'épilogue du film avant de développer l'ensemble de son analyse.
Tarkovski, Dans les pas de Stalker de Vincent Amiel et Jacques Aumont (octobre 2025). Les auteurs préviennent dès les premières lignes : le film n'est pas facile. Le spectateur doit faire face à la tendance bavarde du film, verbeuse, un théâtre existentialiste avec des personnages qui n'ont pas un vrai nom, le Professeur, l'Écrivain, le Stalker et pourtant se dégagent une magie des lieux, magie des présences en tout genre : un monde de conte fantastique qui littéralement enchante et fait peur. On ne pénètre pas le monde de Stalker sans ressentir cette dialectique entre l'épreuve du théâtre et la jouissance de l'irréel. Stalker est ainsi pour les auteurs une imagerie, souvent saisissante mais c'est avant tout un travail de suggestion. Refusant le point de vue consistant à se mettre à la place des personnages, et surtout pas du principal d'entre eux, il s'agira pour les auteurs de capter, ou de pénétrer, les états qu'il subit, traverse et accueille. En ce sens, le héros du film est pour eux ce qu'il est pour ses deux compagnons : un témoin, un guide, un éclaireur. Voilà pourquoi le livre s'intitule Dans les pas de Stalker.
Le cinéma français des années 1930 par le collectif Zoom arrière (Juin 2026). Pour son dixième numéro, c’est à un voyage dans le temps que l'équipe de Zoom Arrière nous convie, avec ce volume conséquent (335 pages) consacré au cinéma français des années trente. La décennie des crises et du Front Populaire, qui s’achève avec l’entrée dans la Seconde Guerre mondiale, est aussi celle des débuts du cinéma parlant et une période bouillonnante pour le cinéma hexagonal.
Bonnes semaines à chacune, chacun
Jean-Luc Lacuve, le 12 juillet 2026
Les précédentes newsletters : 4 janvier , 1er février ; 1er mars ; 19 avril ; 17 mai ; 7 juin