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Grand reporter au journal La Tribune, Paul Kerjean reçoit un appel téléphonique d'un informateur anonyme, qui lui donne rendez-vous dans un parking désert. Son interlocuteur l'informe que l'industriel et politicien Jacques Benoît-Lambert (JBL) que tous disent riche et intégre, avait un besoin urgent de 750 million. Par sa plaque d'immatriculation, Kerjean identifie l'informateur anonyme comme un certain Bronsky. Kerjean approfond son enquête, en interrogeant l'épouse trompée de JBL et le détective privé engagé par cette dernière pour suivre ce dernier et sa maîtresse, Laura Weber.
Son informateur lui apprend que les 750 millions sont destinés à renflouer la Scovim , une entreprise immobilière (mal) gérée par son gendre. Cet argent fragilise l’intégrité de JBL, devenu avec son entreprise Électronique de France le fer de lance de la politique informatique de la France qui pourrait ainsi se trouver à la merci d’intérêts étranger. Les photos du détective montrent en effet que la multinationale américaine GTI (Garson Texas International) a approché de nombreuses fois JBL, notamment par son directeur de la communication, et est probablement son mystérieux financeur. Paul Kerjean, se souvient avoir assisté à la convention annuelle de la GTI, une société multinationale dont le PDG avaoit volontiers ses ambitions d’être present partout dans le monde. Kerjean fait publier son article qui connaît un énorme retentissement et provoque un scandale.
Le lendemain de la publication, Benoît-Lambert est retrouvé mort dans sa voiture, une balle dans la tête. La police conclut au suicide. De retour d'un week-end dans la ville où il a fait ses débuts et s'est marié avec Hélène, dont il vit séparé et avec lequel elle a eu un fils, Kerjean découvre que l'industriel a en fait été assassiné et commence à comprendre qu'il a été manipulé pour détruire la réputation de Benoît-Lambert et faire croire qu'il a mis fin à ses jours.
Déterminé à découvrir la vérité, Kerjean continue son enquête, demandant entre autres l'aide de Laura Weber. Il apprend que JBL n'avait aucune intention de vendre Electronique de France à GTI et constituait un dossier prouvant le passé de la multinationale américaine, qui a vendu des armes à l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais une organisation secrète en cheville avec GTI, ayant eu vent du plan de Benoît‑Lambert, a décidé de régler le problème. Alors qu'il s'enfonce de plus en plus dans son enquête, le journaliste voit sa vie et celle de ses proches menacées. Après que son fils a échappé à une chute mortelle dans un ascenseur, Kerjean demande à Hélène de partir avec l'enfant en province pour leur protection.
De retour chez lui, Kerjean retrouve l'informateur, Hankins (qu'il avait identifié sous le nom de Bronsky), qui le braque avec une arme. Travaillant pour l'organisation, il est venu récupérer le dossier incriminant que le journaliste a obtenu auprès de Holstein, un ancien cadre de la branche autrichienne de GTI. Après avoir tapé une fausse lettre sur la machine à écrire de Kerjean, il s'apprête à l'éliminer en faisant passer sa mort pour un suicide. Kerjean comprend que Bronsky/Hankins l'a manipulé, dans le seul but d'éliminer discrètement JBL qui faisait obstacle au rachat, en faisant passer sa mort pour un suicide provoqué par le scandale. Kerjean, qui avait dissimulé un pistolet, s'en empare et abat Hankins de plusieurs balles.
Le journaliste décide de se cacher dans un hôtel près de la ville de ses débuts, et où il avait passé sa lune de miel avec Hélène, pour y écrire son article intitulé « Mille milliards de dollars », révélant toute la machination. Hélène le retrouve et décide de l'aider à l'écriture. Kerjean appelle la rédaction de la Tribune pour lui proposer de le publier. Mais l'organisation ayant fait disparaître le corps de Hankins et laissé la fausse lettre de suicide chez lui, le reporter se voit opposer un refus, discrédité par les incohérences de son récit.
Il commence à douter, quand Hélène trouve la solution en le faisant publier dans le quotidien local où il travaillait et avec le directeur duquel il est resté en contact, le bienveillant Guérande. Une édition spéciale, entièrement consacrée au sujet de Kerjean, est alors tirée à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, consommant toute la réserve de papier du journal de province ! Cette épreuve relance la relation entre Paul et Hélène.
Le film emprunte son titre, ainsi que quelques répliques, à un livre d'économie, Mille milliards de dollars : le monde économique de demain, Robert Lattès et Max Dordives, 1969.
Le film se perd un peu entre la dénonciation des multinationales sans contrôle étatique et le scandale dela comprommision de l'entreprise GTI pendant la guerre, bébéficiant de ses ventes d'armes aussi bien en Allemagne qu'aux Etats-Unis. Derrière l’acronyme GTI se cacherait la société texane GSI (Geophysical Service, Inc.), active pendant la guerre dans le secteur des détecteurs de sous-marins et dont au moins un employé a espionné pour le compte de l’Allemagne nazie. GSi deviendra Texas Instruments en 1951.
La mise en scène est poussive et Patrick Dewaere semble un peu absent, trop décontracté alors qu'il risque sa vie dans le mileiudes prédateurs financiers. Scène pénible avec Jeanne Moreau en alcoolique.
Jean-Luc Lacuve, le 25 juillet 2026