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Quatre amis sont partis tôt de Calcutta en voiture pour rejoindre le district de Palamu dans l'État voisin (Le Bihar autrefois, Le Jharkhand aujourd'hui). Sanjoy lit la description des paysages vallonnés du district de Palamu dans le livre déjà ancien de de Bankim Chandra Chatterji (1838-1894) alors que Shekhar s'inquiète plutôt de savoir s'ils trouveront à louer un bangalow de l'Offices des forêts. Ashim, le conducteur, s'arrête faire le plein alors que Hari, qui s'était endormi à l'arrière, fait les frais d'une plaisanterie de Shekhar qui lui fait croire qu'il doit pousser la voiture en panne.
Reprenant leur route, les quatre amis n'en continuent pas moins à se chamailler. Sanjoy décrit les femmes de Palamu comme étant volontiers seins nus et jamais ivres ce qui incite encore Shekhar à se moquer du dragueur impénitent qu'est Hari. Tous savent pourtant qu'il vient d'être quitté par son amie. Somnolent, il se souvient que son amie, Atashi, avait décidé de la rupture suite à une lettre inconséquente qu'il lui avait écrite "sans réfléchir". Au croisement d'une route, ils parviennent à convaincre, contre rétribution, un homme, Lakha, de les conduire jusqu'à un bangalow ou un "logement pour fonctionnaires" .
Plusieurs kilomètres plus loin, ils arrivent devant une belle maison de vacances mais un écriteau prévient d'une interdiction d'entrée sans l'autorisation du conservateur régional des forêts. Comme ils n’ont pas réservé, ils soudoient le gardien, qui risque son emploi, mais n'ose refuser devant l'instance de Ashim. Ils s'installent dans les deux chambres. Lakha va faire les courses que cuisinera le gardien, sa femme étant très malade. Hari se repose, Shekhar se douche; Ashim et Sanjoy se souviennent du journal étudiant pour lequel ils travaillaient 16 heures par jour, soit bien davantage que maintenant dans leur travail respectif. Shekhar qui n'est jamais en mal d'une initiative, surtout qu'il a oublié ses lames de rasoir, propose de rompre avec la civilisation, en ne se rasant plus. Il brûle aussi un journal : désormais, ils vivront en hippies.
Les quatre amis parcourent joyeusement la forêt et, au coucher du soleil, arrivent dans un bar de campagne isolé où l'on mange et boit. Ils sont bientôt assez saoul, Ashim revoit dans les brumes de l'alcool, les réception où il était invité à Calcutta "Plus haut on monte, plus bas on tombe" répète-t-il. Une jeune femme, Miss India pour Shekhar, réclame à boire encore. Elle s'appelle Duli. Hari qui n'est pas insensible à sa beauté, lui donne 25 roupies. Ils reviennent ivres à la nuit tombée.
Le matin, Shekhar voit au loin deux femmes habillées à l'occidental passer sur la route. Tout excité, il réveille les autres; Comme il n'y a que du thé servi, ils vont au village avec Lakha acheter des œufs qui les renseigne aussi sur les deux jeunes femmes bien mises qui habitent à côté de l'église.
Celles-ci jouent au badminton. Elles voient approcher les garçons et décident de rentrer. Mais leur père ainsi que son petit-fils, Tublu Babu, les invitent à rentrer. Ils prévoient le lendemain d'aller au cirque à Daltonganj. Sadashiv Tripathi leur présente ainsi sa fille, Aparna, et la femme de son fils décédé, Jaya. Pendant que quatre vont jouer au badminton, Ashim et Aparna flirtent en visitant l'observatoire du parc qu'Ashim décrit comme "le balcon de Juliette". Elles doivent aller à Ranchi voir une cousine mais décident qu'ils reviendront le lendemain matin à 8h30 prendre le petit-déjeuner. Sur le chemin du retour, ils croisent le garde forestier qui leur indique que son patron, le conservateur, va venir bientôt et que le gardien sera renvoyé.
Les trois filles viennent pour être employées mais sont chassées par le gardien qui les traite de femmes de mauvaise vie. Hari ne retrouve pas son portefeuille et s'en prend à Lakha qui nie et refuse de rester. Ashim lui donne un peu d'argent. Alors qu'ils prennent une douche en plein air, Aparna et Jaya viennent leur rapporter le portefeuille perdu sur le terrain de badminton et une radio pour écouter les matchs de cricket.
Le soir, les quatre amis vont encore se saouler au bar local et reviennent ivres, dansant le twiste. La voiture d'Aparna et Jaya les éclairent de leurs phares mais elles passent sans se faire reconnaître et ils ne les voient pas rire de leur situation peu glorieuse .
Le matin, il est 9h30 quand les quatre amis se réveillent. Ils découvrent que Aparna et Jaya leur ont apporté leur petit-déjeuner à leur porte et les invite pour l'après-midi. Là, ils découvrent le père chantant une prière qui raconte que ses filles sont rentrés tard de Ranchi. Hari qui avait été sommé de remercier les deux femmes pour lui avoir rendu son portefeuille, est confus et tous rient gentiment de son désarroi. Au retour, ils voient le garde forestier ayant installé la table et ramassé leurs affaires qui traînaient pour la venue du patron. Celui-ci leur laisse deux heures pour partir à 16 kilomètres de là mais l'arrivée d'Aparna et Jaya l'oblige à laisser "leurs invités " dans les lieux. Un pique nique avait été décidé. Lors de ce déjeuner sur l'herbe Jaya propose le jeu des noms propres : chacun doit se souvenir des noms d'hommes célèbres que les autres concurrents ont prononcé avant lui. Il ne reste bientôt plu que Ashim et Aparna qui déclare avoir perdu à la garnde stupefaction de Jaya qui ne l'a jamais vu perdre à ce jeu.
Ils vont ensuite se promener à la foire, occasion pour les femmes d'acheter des bracelets gracieusement offerts par Ashim qui s'éloigne avec Aparna une fois qu'il a acheté des beignets. Elle declare qu'elle est atteinte d'hypermnésie : elle a perdu exprès pour qu'il ne soit pas mécontent. Ashim est penaud d'autant qu'il se repproche la douche en plein air de la veille et la rebugffade subie auprès du Conservateur des forêts mais ce n'est rien quand Aparna révèle aussi voir vu le "twist tribal" et lui reproche sa location qui risque de faire renvoyer le gardien. Elle déclare aussi devoir partir le lendemain car elle a appris la veille le mariage d'un proche à Calcutta. Il lui dit qu'elle lui a beaucoup plus et n'est pas la mondaine qu'il avait cru au départ.
Aparna lui explqiue surtout pourquoi il a du mal à la cerner. Il y a trois ans, son frère s'est suicidé et, quand elle avait 12 ans, sa mère s'est brûlée vive. Traumatisée, elle s'est évanouie ici quelque temps plus tard à la vue d'un feu de forêt. Ils vont chercher la paire de lunettes oubliée au bengalow. Ils reviennent par la maison du gardien et voient sa femme très malade avec sa famille nombreuse. Ashim avoue n'avoir pas eu le courage de passer par là jusqu'alors. Aparna promet de parler à son père qui excusera le gardien auprès du conservateur des forêts.
Pendant ce temps-là, Hari a réussi à entraîner Duli dans la forêt et à lui faire l'amour, lui promettant de la revoir à Calcutta ou de lui donner l'argent. Mais ils sont observés par Lakha qui le suit et le tabasse à coups de bâton et lui vole son portefeuille.
Shekhar a joué au jeu et perdu ce qu'il avait emprunté à Ashim. Il aperçoit Hari ensanglanté et l'aide à rentrer dans leur maison de vacances.
Sanjoy rentre avec Jaya qui l'invite à prendre un café dans la maison familiale, le soir quand personne n'est rentré. Elle s'apprête avec des bijoux pour le séduire mais il n'ose pas bouger malgré ses suppliques de dépit. Elle se compare à un fantôme ; elle est morte avec son mari. Elle pleure et s'enferme dans sa chambre.
Aparna laisse son numéro de téléphone à Ashim sur ce qu'elle a trouvé dans son sac : un billet de 5 roupies. Elle promet de plaider pour le gardien auprès de son père. Sanjoy sort et croise Ashim et Aparna qui se séparent.
Au matin, les quatre amis s'en retournent à Calcutta. Le gardien leur transmet le petit déjeuner préparé par leur hôte, des œufs et s'empresse d'aller fermer la porte à leur départ.
Ce film de vacances est pour les quatre amis venus de Calcutta l'occasion de rompre avec les soucis, de mener une vie moins contrainte et même de rencontrer l'amour. Mais ce quil leur semble être un retour à la nature ne va pas sans exploiter des plus pauvres. Le montage alterné qui rythme la dernière soirée de chacun au son des danses tribales menace ainsi d'être tragique. Le regard des femmes, qui partagent leur culture, va néanmoins enrichir leur expérience.
Un film de vacances
L'action se situe dans le district de Palamu à l'ouest du Jharkhand, depuis la séparation de cet État d'avec le Bihar en l'an 2000. On y parle le hindi et non le bangali. La résidence de Tripathi se situe non loin de Daltonganj, la ville principale du district, où le grand-père et le petit fils vont au cirque, alors que les deux jeunes femmes se rendent en voiture à Ranchi pour voir leur famille, apportant le portefeuille au départ et voyant le "twist tribal" des garçons au retour.
Les quatre amis ont donc parcouru près de 600 kilomètres depuis Calcutta pour retrouver ce qu'ils croient être les "paysages vallonnés du district de Palamu" d'après le livre de Bankim Chandra Chatterji (1838-1894) que Sanjoy lit à ses amis dans la voiture; les femmes y seraient volontiers seins nus et jamais ivres. C'est dire si cette culture livresque va les prendre en défaut.
Ils croient se ressourcer dans la nature loin des problèmes de Calcutta. Le groupe est dirigé par Ashim, le plus riche des quatre qui conduit sa voiture. Haut fonctionnaire, il regrette le temps de sa jeunesse étudiante avec Sanjoy où ils dirigeaient un magazine littéraire quitte à y passer seize heures par jour. Ashim est las des soirées de Calcutta où il est invité mais inquiet pour son avenir. "Plus haut on monte, plus bas on tombe". Sanjoy est une personne timide qui se réfugie dans les livres et n'ose quitter son métier- il est en arrêt maladie et ne supporte pas son patron-, ni trouver une femme à aimer prétextant devoir subvenir aux besoins de sa famille. Hari est un sportif. Il souffre d'avoir abandonné ses études pour le cricket et n'est pas à l'aise avec l'hindi ce qui le handicape dans les conversations. Shekhar est l'histrion du groupe, celui qui apporte sa gouaille et sa bonne humeur bien qu'il soit chômeur et moins sujet à l'alcoolisme que ses amis mais joueur invétéré.
Les vacances se marquent pour eux par une insouciance, une rupture vis-à-vis des conventions de la ville que Shekhar marque en brûlant le journal pour les maintenir loin des nouvelles du monde; ils décident aussi de ne pas se raser et prennent leur douche en plein air. Ils passent leurs deux soirées à se saouler et se permettent "un twist tribal" sur le chemin du retour. Mais, ingrédient presque nécessaire à tout film de vacances, ils s'accordent une parenthèse amoureuse... et se rasent donc à nouveau.
La possibilité d'un couple
Le voyage semble avoir été décidé rapidement sans la préparation qu'il aurait fallu pour réserver un bungalow, peut-être pour répondre au traumatisme de Hari qui vient d'être quitté par Atashi, celle-ci lui reprochant d'écrire trop mal,"sans réfléchir". Désemparé, Hari se jette sur la première aventure possible qui restaurera sa confiance en lui. Bouleversé par la beauté de Duli, il la force à un rapport sexuel dans la forêt que, bon gré mal gré, elle accepte sans croire à ses belles paroles se résument finalement à un hypothétique cadeau de cheveux postiches. Son comportement lui vaudra la bastonnade assénée par Lakha qui se venge de son agression vis à vis de lui quand Hari l'accusa d'avoir volé.
Le couple de Sanjoy et Jaya aurait pu fonctionner. Il se montre prévenant en allant lui chercher des oreillers lorsqu'ils sont tous les deux éliminés du jeu des noms propres et reste avec elle pour des emplettes sur la foire. Pourtant il lui fit subir une terrible rebuffade lorsqu'elle s'offre à lui au retour dans la maison, frustrée de rapports sexuels depuis la mort de son mari. Est-ce sa morale qui retient Sanjoy, une éventuelle différence de caste qu'elle pourrait lui signifier en portant les bijoux tribaux ou plus probablement son habituelle impossibilité à prendre des initiatives pour quoi que ce soit ? Jaya ne lui en voudra pas et fera porter le lendemain des œufs pour leur départ. Selon l'entretien que Ray a donné au Cahiers du cinéma :" L'œuf restaure le schéma de normalité. Il est significatif que les œufs viennent de Jaya, qui au cours de la nuit précédente a connu l'expérience émotionnelle la plus traumatisante ayant vu ses avances directes envers Sanjoy repoussées. Les œufs indiquent que non seulement elle a survécu au choc, mais qu'elle sent qu'il faut accomplir l'acte qu'une femme prévenante et adulte ferait dans cette circonstance".
Le seul couple qui pourra se prolonger au-delà de vacances est celui de Ashim et Aparna. Ashim a conscience de ne pas s'être pas montré sous son meilleur jour avec la douche, la corruption du gardien, la rebuffade subie auprès du conservateur et son "twist tribal". Elle lui dit toutefois qu'elle a tout de suite pensé qu'il serait plus humain quand il aurait perdu de son aplomb. Sa faiblesse lui permet d'être plus proche de celle qui lui avoue alors le traumatisme des doubles suicides de sa mère et de son frère. Le soin apporté par Ray dans le ballet de ce couple discutant l'un et l'autre en passant alternativement au premier plan magnifie le duo d'acteurs Soumitra Chatterjee et Sharmila Tagore que Ray retrouve pour un troisième chef-d'oeuvre après Le monde d'Apu (1959) et La déesse (1960).
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| Le monde d'Apu | La déesse | Des jours et des nuits dans la forêt |
Aparna donne finalement son numéro de téléphone à Ashim sur le seul papier dont elle dispose dans son sac, un billet de banque. Comme le bâton qui bastonne Hari et l’œuf plus tard, le billet de banque est un objet symbolique qui marque leur équivalence de classe sociale.
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Les laissés pour compte des vacances
Les quatre amis en vacances se montrent d'autant plus arrogants, s'estimant des VIP, qu'ils n'auront pas à assumer les conséquences de leurs actes auprès de personnes qu'ils ne reverront plus. Leur violence se marque d'abord auprès du gardien qu'ils savent menacé de licenciement en l'ayant forcé à accepter leur présence contre un peu d'argent. Lakha est perpétuellement accusé de garder l'argent des courses qui lui sont confiées et constamment remis à sa place quand il n'est pas frappé par Hari quand il l'accuse d'avoir volé son portefeuille. Cette différence de classes sociales, de caste aussi sans doute, se marque par les plans séparant les bourgeois des prolétaires par des barreaux.
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Significativement, Aparna elle-même sera ainsi filmée de l'extérieur de la maison du gardien dont elle voit avec Ashim sa femme souffrir. Si elle manifeste plus d'empathie, de respect et de compassion pour le gardien; elle n'en demeure pas moins une bourgeoise qui ne franchit pas le seuil de la maison.
Ce sont les plans de danses tribales, répétés plusieurs fois qui viennent rythmer le montage alterné qui suit le parcours de chacun des quatre amis, les dessaisissant de leur pouvoir de contrôler de la situation. Ray dans le dernier plan laisse le soin au gardien refermer la porte derrière la voiture qui s’éloigne avec les vacanciers arrogants et perturbateurs.
L'héritage de Tagore
Après ses adaptations de Bibhutibhushan Bandopadhyay (1894-1950) pour la trilogie d'Apu (1955, 1956, 1959) et Tonnerres lointains (1973) puis de Rabindranath Tagore (1861-1941) pour Trois femmes (1961), Charulata (1964) et La maison et le monde (1984), c'est à un romancier et poète plus jeune, Sunil Gangopadhyay (1934-2012) que Satyajit Ray doit son inspiration pour trois films dont Des jours et des nuits dans la forêt est le premier.
C'est le sujet d'un film de vacances qui attire Ray puisqu'il déclare :"Je me suis décidé pour cette histoire au vu d'un "prière d'insérer" de l'éditeur, avant même d'avoir lu le roman... Les personnages sont dans l'histoire originale, comme la situation de base où quatre amis partent en excursion et rencontrent deux jeunes femmes sophistiquées. Mais la structure, le nœud de relations, les dialogues, beaucoup de situations dont la scène du jeu et le dénouement sont entièrement de moi".
On retrouve aussi la position de Satyajit Ray, proche de celles de son grand-père, intellectuel proche de Rabindranath Tagore et de sa renaissance Bengalie, pour l'indépendance mais contre le rejet des valeurs occidentales. Ainsi des livres (dramaturges américains contemporains dans la collection Penguin : Edward Albee, The American Dream ; Jack Richardson, Gallows Humour ; Morty Schlegel, The Typists ; Arthur Miller Incident at Vichy et un roman d'Agatha Christie, et The Survival of God in the Scientific Age d'Alan Isaacs,1966) et disques de Aparna (Musique traditionnelle indienne mais aussi Joan Baez, Jazz et Rubber soul des Beatles paru en 1965).
Mais c'est dans le jeu lors du déjeuner sur l'herbe que ce manifeste le plus la coexistence entre personnes célèbres occidentales et bengali : Rabindranath Tangore, Karl Marx, Cléopâtre, Atulya Ghosh (homme politique bengali), Hélène de Troie, Shakespeare, Mao Zedong, Don Bradman (Joueur de cricket australien), Rani Rashmoni (femme d'affaires et philanthrope bengali, fondatrice du temple de Kali à Dakshineswar), Bobby Kennedy, Tek Chand Thakur (écrivain bengali, 1814-1883), Napoléon, Muntaz Mahal (la femme de Shâh Jahân qui fit construire son tombeau, le Taj Mahal).
D'une grande beauté plastique et somptueusement mis en scène par la position des corps que chacun occupe dans l'espace, les objets symboliques et le montage alterné rythmé par les danses tribales, ce film est l'avant-dernier chef d’œuvre de Ray avant La maison et le monde en 1984.
Jean-Luc Lacuve, le 22 août 2026, après le ciné-club du jeudi 20 août.