Bonnie et Clyde ,
Arthur Penn, 1967
Rush,
Ron Howard, 2013

Cinéma, art du mouvement, saisit celui-ci à chaque fois qu'un personnage accomplit une action pour réparer quelqlue chose qui s'est perdu ou sauver quelqu'un. Ainsi dès les débuts du cinéma des poursuites entre indiens et cow-boys, entre gendarmes et voleurs s'incarnent dans le montage alterné, synonyme de suspens : Naissance d'une nation, sera le premier et contestable chef-d'oeuvre du cinéma organique à l'américaine. Paradoxalement c'est grâce au ralenti que l'on saisit le mieux la vitesse d'un instant, de l'assassinat Bonnie et Clyde (Arthur Penn, 1967) ou des mercenaires de La horde sauvage (Sam Peckinpah, 1969) ou encore de l'accident dans Les choses de la vie (Claude Sautet, 1970)

L'ivresse de la vitesse, celle du coureur, du cavalier ou du pilote supposent point fixe à partir de laquelle elle s'apprécie. Il peut s'agir d'un temps : un record à battre dans L'étoffe des héros. Il peut s'agir d''un but à atteindre : éviter que le bus explose dans Speed (Jan de Bont, 1994), d'une volonté de séduction : le record du monde de vitesse dans Pandora (Albert Lewin, 1951). Il peut s'agir d'un duel : Rush (Ron Howard, 2013), Les chariots de feu (Hugh Hudson, 1981).

La vitesse, synonyme d'exploits physiques et techniques, exige une solide préparation et un dépassement des limites. Elle ne va pas ainsi sans renoncements. La vitesse précipite vers la mort dans Les choses de la vie (Claude Sautet, 1970), et ne vapas sans quelques victimes dans Speed (Jan de Bont, 1994) ou Speed 2 (Jan de Bont) pour sauver un bus ou un navire.

On peut élargir le thème à ceux qui ont peu de temps pour vivre : Les amants de la nuit (Nicholas Ray, 1949), En quatrième vitesse (Robert Aldrich, 1955), A bout de souffle (Jean-Luc Godard, 1960).

Dans 2001, l'odyssée de l'espace (Stanley Kubrick, 1968) c'est d'abord une impression de lenteur qui domine ; celle du temps long depuis l'aube de l'humanité puis de la valse de Strauss lors du voyage sur la lune ou même de voyage vers Jupiter avant que tout ne s'accélère dans le voyage vers l'infini. Paradoxe : quand la vitesse s'approche de celle de la lumière le temps va moins vite que pour ceux qui sont restés sur terre. Ainsi dans Interstellar (Chistopher Nolan, 2014), les héros ne disposent que de quelques jours d'action pour sauver la planète qui meurt sans eux.

Filmer la vitesse :
       
Le Mans Lee H. Katzin U. S. A. 2019
Interstellar Chistopher Nolan U. S. A. 2014
Rush Ron Howard U. S. A. 2013
Fast and furious Rob Cohen U. S. A. 2001
Une histoire vraie David Lynch U. S. A. 1999
Speed Jan de Bont U. S. A. 1994
Les chariots de feu Hugh Hudson G.-B. 1981
Les choses de la vie Claude Sautet France 1970
La horde sauvage Sam Peckinpah U. S. A. 1969
2001, l'odyssée de l'espace Stanley Kubrick U. S. A. 1968
Bonnie et Clyde Arthur Penn U. S. A. 1967
A bout de souffle Jean-Luc Godard France 1960
En quatrième vitesse Robert Aldrich U. S. A. 1955
Pandora Albert Lewin U. S. A. 1951
Pacific 231 Jean Mitry France 1949
Les amants de la nuit Nicholas Ray U. S. A. 1949
L'homme à la caméra Dziga Vertov Russie 1929
La glace à trois faces Jean Epstein France 1927
Jeux des reflets et de la vitesse Henri Chomette France 1925
Naissance d'une nation David Wark Griffith U. S. A. 1915