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L'empire Chola : 836 - 1279 |
| Temple de Nageshwara | 850 |
Tamil Nadu | Kumbakonam |
| Temple Sri Ranganathaswamy | 866 |
Tamil Nadu | Srirangam - Trichy |
| Temple Sathyamurthi Perumal | 870 |
Tamil Nadu | Thirumayam |
| Temple Arunachalesvara | 900 |
Tamil Nadu | Tiruvannamalai |
| Parvati | 950 |
Tamil Nadu | Chennai Museum |
| Les yoginis ou déesses magiciennes | 950 |
Tamil Nadu | Paris, Musée Guimet |
| Temple Brihadīśvara | 1010 |
Tamil Nadu | Thanjavur |
| Temple Brihadisvara | 1035 |
Tamil Nadu | Gangaikonda Cholapuram |
| Shiva dansant | 1050 |
Tamil Nadu | Paris, Musée Guimet |
| Shiva somaskandamurti | 1050 |
Tamil Nadu | Paris, Musée Guimet |
| Temple Airavatesvara | 1150 |
Tamil Nadu | Darasuram |
| Temple du Nataraja | 1150 |
Tamil Nadu | Chidambaram |
Les Chola sont une dynastie tamoule du sud de l'Inde, mentionnée dans le Mahābhārata, et qui a donné son nom à la côte de Coromandel (d'après Chola mandalam, « le Domaine des Chola ») au sud-est de l'Inde. Attestée dès la fin du troisième siècle avant notre ère, elle règne sur un territoire de taille variable jusqu'à la fin du XIIIe siècle.
On sait peu de chose des premiers Chola, dont la tradition et la littérature nous ont transmis quelques noms et dates approximatives. La présence d'une ligue de marchands tamouls dans le port de Barus, sur la côte occidentale du nord de Sumatra en Indonésie, est attestée au XIe siècle. Les Chola connaissent leur apogée sous Rajaraja Chola Ier et Rajendra Chola Ier. C'est aussi sous leurs règnes que l'Inde a connu la seule période de puissance maritime de son histoire.
Apogée
En 993, le roi Rajaraja Ier fait la conquête de Ceylan. Il met à sac et incendie Anuradhapura, la capitale du Rajarata. Son fils Rajendra Ier (1014-1044) consolide son œuvre. Il attaque avec succès l’Orissa et le Bengale. Après deux expéditions maritimes, il reçoit la soumission de Ceylan (1018), de Java, de Palembang et de la Malaisie (1024). En 1017 et 1025 il attaque Sriwijaya. Vers 1030, le royaume Chola domine l’océan Indien jusqu’aux îles de la Sonde, détournant à son profit le commerce extrême-oriental grâce à la sécurité qu’il assure aux routes maritimes.
Les Cholas entreprennent des travaux d'irrigation dans le delta de la Kaveri. Le vote par bulletin mis dans une urne (seuls les intouchables ne votent pas) se développe dans l’empire Chola pour l’élection des conseils de village. La vie sociale est organisée autour du temple, qui centralise les activités religieuses, morales, économique et charitable.
Liste des souverains de la dynastie Chola lorque les Chola reviennent sur le devant de la scène au IXe siècle:
Capitale Tanjavûr, du IXe siècle au XIe siècle :
- Vijayalaya Chola (836-871) prend Tanjavûr et en fait sa capitale.
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Aditya Ier Chola (871-907) abat la puissance des Pallava et étend sa domination jusqu'à Kanchipuram
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Parantaka Ier Chola (907-953) chasse le roi Pandya Rajasimha II qui trouve refuge à Ceylan
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Gandaradityavarman Chola (949-957)
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Arinjaya Chola (956-957)
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Parantaka II Rajendra Sundara Chola (957-973)
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Madurantaka Uttama Chola (973-985).
Pour la dynastie Chola, le troisième quart du Xe siècle est une période complexe, entre troubles militaires et successions difficiles. Les choses commencent à se rétablir lorsque Uttama Chola monte sur le trône, bien qu'il se soit peut-être agi d'une usurpation. Le pouvoir se raffermit pourtant et, dans le même temps, le rôle de la dynastie dans la construction des temples et la réalisation d'images de procession en bronze (Shiva dansant) s'affirme fortement. Cela est dû en grande partie à la personnalité de Sembiyān Mahādevī, successivement épouse, mère et grand-tante de roi. L'art chola (le qualificatif est ici justifié, au-delà des commodités de datation) atteint alors sa phase classique.
- Rajaraja Chola Ier (985-1014). En 985, le prince Arumoli, issu de la branche légitime, succède à son oncle. Il étend le royaume pour en faire un véritable empire et prend le titre de Rajaraja (« roi des rois »). Il reprend la politique de conquête après les temps troublés des rois précédents. Il détruit la flotte Chera près de Trivandrum, conquiert une partie du Karnataka et le nord de Ceylan. Il organise l'administration de son royaume, entreprend dans sa capitale de Tanjavur la construction du temple de Brihadesvara l'évident témoignage à la fois religieux, politique et artistique d'un pouvoir arrivé à son apogée. Il favorise le culte de Shiva tout en étant tolérant avec les autres cultes, bouddhiste en particulier. En 1001, il fait effectuer un grand recensement de ses territoires.
Capitale Gangaikondacholapuram, du XIe siècle au XIIIe siècle
- Rajendra Chola Ier (1014-1045). Le fils de Rājarāja 1er agrandit encore l'empire. Il achève la conquête de Ceylan, guerroie en Orissa et au Bengale. Rajendra envoie en 1025 une expédition contre le royaume de Sriwijaya (l'actuelle Palembang dans le sud de Sumatra), qui contrôle le trafic maritime du détroit de Malacca, et fait la conquête des îles Andaman-et-Nicobar. Il envoie un ambassadeur à l'empereur de Chine en 1033. Il décide de se bâtir une nouvelle capitale et d'y faire ériger son propre temple d'État, auquel il donne lui aussi son nom. Le temple de Gangaikondacholapuram reprend les grandes lignes de la composition de la fondation paternelle.
Rajadiraja Chola Ier (1045-1051) ; Rajendra II (1051-1063); Virarajendra (1063-1070); Adhirajendra (1070-1073)
Rajendra Kulottunga Chola Ier (1073-1118), réunit pour un temps les royaumes chola et chalukya, reconquiert le Kalinga révolté, mais perd Ceylan et ses colonies d'outre-mer. En 1086, il fait aussi effectuer un recensement de ses territoires.
Vikrama (1118-1133) ; Kulottunga II (1134) ; Rajaraja II (1134-1162) ; Rajadhiraja II (1162 -1178) ; Kulottunga III (1178-1216) ; Rajaraja III (1216 puis 1245-1252); Rajendra III (corégence 1242 -1252 puis 1267-1279)
La dynastie entre en décadence et le royaume Chola de nouveau réduit à la zone originelle d'Uraiyur est absorbé par l'empire Pandya au XIIIe siècle.
Sur le plan artistique, l'Inde du Sud se distingue du reste du sous-continent. Les temples, qui abritent une vaste population divine, se composent à minima d'un pavillon et d'une cela, surmontés d'une superstructure pyramidale constituée de faux étages et d'iducules en réduction. Sous les Cholas, ils s'enrichissent d'un système d'enceintes concentriques munis de portes monumentales (gopura). À partir du XIIe siècle, l'espace entre chaque enceinte se couvre de vastes pavillons hypostyles. Les temples hindous de Khajuraho, le site des temples jaina du Mont Abu, ceux de Konarak et de Bhubaneswara marquent l'apogée artistique de cette période
Dans les temples hindous (et dans une certaine mesure les sanctuaires bouddhiques et jaïns), la divinité est une personne vivante résidant dans ce qui est assimilé à son palais. Grâce au rituel, le dieu ou la déesse s'incarne dans l'image principale ou dans le principal objet de culte qui est le linga dans le cas des temples de Shiva. Les temples abritent en fait plusieurs types d'images. Dans la cella, la divinité est présente sous la forme d'une image fixe, le plus souvent en pierre, mais parfois en terre ou en bois. Les images mobiles lui servent alors de substitut pour quitter la cella et se montrer lors de processions à l'ensemble des fidèles. Pareils d'étoffes et de bijoux, les statues sont alors placées sur des brancards (d'où les anneaux ou les trous des piédestraux), ou sur de grands chars recouverts de plaques de bois sculptées de scènes mythologiques. L'image mobile répond ainsi à l'idéal de la bhakti, la dévotion, qui établit un contact visuel (darshan) direct entre la divinité et son dévot. Les images mobiles sont réalisées en métal, généralement un alliage à base de cuivre, selon la technique de la fonte à cire perdue. La figure est tout d'abord modelée en cire, sur laquelle on applique un moule en terre. Lorsqu'on chauffe ce dernier, la cire fond, laissant un espace vide pour couler le métal en fusion. C'est durant la période Chola (IXe-XIIIe siècle), que l'art du bronze atteint son apogée en Inde du Sud. Les représentations de la danse de Shiva en sont le témoignage le plus fameux.
Sources :