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(1913-1980)
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| Expressionnisme abstrait, néo-expressionnisme |
| Mother and child | 1930 | New York, Metropolitan |
| Bombardment | 1937 | Philadelphie, Museum of Art |
| Painting | 1954 | New York, MoMA |
| The studio | 1969 | New York, Metropolitan |
| Dawn | 1970 | Potomac (Maryland), Glenstone Museum |
| Sleeping | 1973 | New York, Metropolitan |
| Studio Landscape | 1975 | Collection privée |
| San Clemente | 1975 | Potomac (Maryland), Glenstone Museum |
| Black see | 1977 | Londres, Tate modern |
| The street | 1977 | New York, Metropolitan |
| Martyr | 1978 | Collection privée |
| Large brush | 1979 | New York, Fleischman collection |
| East Coker-Tse | 1979 | New York, MoMA |
| Untitled | 1980 | New York, Metropolitan |
| Untitled | 1980 | New York, Metropolitan |
1913 Naissance de Philip Guston, né Goldstein, à Montréal. Il est le plus jeune des sept enfants de Lieb et Rachel Goldstein. Ses parents, émigrés russes originaires d’Odessa, sont établis au Canada depuis 1905.
1919 La famille Goldstein s’installe à Los Angeles.
1926 La mère du jeune Philip l’inscrit aux cours par correspondance de la Cleveland School of Cartooning. Grand lecteur de bandes dessinées, il admire particulièrement Krazy Kat de George Herriman et Mutt and Jeff de Bud Fisher, dont il suit les aventures dans la presse quotidienne.
1927 Guston intègre la Manual Arts High School de Los Angeles où il a pour condisciple Jackson Pollock.
1929 Guston et Pollock sont exclus de l’école d’art pour avoir publié une satire du corps enseignant dans un fanzine scolaire : Le Journal de la liberté.
1930 Le peintre Lorser Feitelson permet à Guston d’approfondir sa connaissance de l’art moderne européen : il lui ouvre les portes de la collection de Walter et Louise Arensberg, qui offre un panorama de l’avant-garde internationale (dont plusieurs Picasso).
1931 Pour le John Reed Club de Los Angeles, Guston réalise des peintures qui mettent en scène des lynchages perpétrés par des membres du Ku Klux Klan, un groupe terroriste défendant la suprématie blanche. Ces peintures seront vandalisées par les membres du Klan.
1932 À Los Angeles, Guston assiste à la réalisation de peintures murales par les fresquistes mexicains David Alfaro Siqueiros et José Clemente Orozco.
1934 Avec son ami Reuben Kadish, Guston réalise la peinture murale The Struggle Against Terrorism à Morelia au Mexique.
1935 Installation à New York, où il rejoint le programme de commande de peintures murales lancé par le gouvernement américain, la Works Progress Administration (WPA). Il adopte le nom de Guston.
1937 Dans l’« Exposition en défense de la démocratie mondiale : dédicacée au peuple espagnol et chinois » à New York, Guston présente son tableau Bombardment, inspiré par le bombardement de Guernica. Dans la même exposition, Pablo Picasso montre ses Songes et mensonges de Franco.
1939 Guston réalise la peinture murale (Work - The American Way) qui orne le bâtiment de la WPA lors de l’Exposition universelle de New York.
1941 Guston accepte un poste d’enseignant à l’université d’Iowa City où il passe la période de la guerre. Il revisite l’histoire de l’art, médite les leçons de Picasso et de Max Beckmann, songe à l’univers théâtral d’Antoine Watteau…
1947 Rompant avec la peinture savante et sentimentale qui lui vaut sa première reconnaissance publique, Guston engage sa peinture sur la voie de l’abstraction. Les figures qu’il comprime dans ses compositions, ses premières représentations de chaussures abandonnées font écho aux images de la libération des camps d’extermination nazis que découvre l’Amérique.
1951-1960 Les toiles de Guston, devenu abstrait, s’affichent dans les expositions qui imposent internationalement la nouvelle peinture expressionniste abstraite américaine.
1967 Alors qu’il est considéré comme le dernier représentant de l’héroïque « école de New York », Guston quitte la ville pour s’établir à Woodstock. Il pratique intensivement un dessin qui oscille entre une abstraction réduite à de simples lignes et l’étude d’objets les plus ordinaires de son environnement quotidien. La peinture de Guston devient irrémédiablement figurative, on y voit réapparaître les personnages du Ku Klux Klan des années 1930.
1969 L’écrivain Philip Roth, qui a gagné une réputation sulfureuse avec son récent ouvrage Portnoy et son complexe (Portnoy’s Complaint), s’installe à Woodstock. Roth et Guston partagent un même goût pour la littérature russe et les formes les plus « basses » de la culture populaire.
1970 L’exposition des peintures figuratives récentes de Guston, au style inspiré de la bande dessinée, provoque le scandale. Le critique du New York Times titre sa recension de l’exposition : « Un mandarin joue les crétins » (A Mandarin Pretending To Be A Stumblebum). Harold Rosenberg commente : « Guston est le premier à avoir risqué une carrière déjà bien entamée sur le plan artistique pour qu’existe un art engagé dans la réalité politique. »
1971 Guston répond au texte que Philip Roth consacre à l’Administration Nixon par une série de dessins satiriques qu’il regroupe sous le titre de Poor Richard.
1976 Guston est submergé par un torrent d’images qui le retient jour et nuit dans son atelier. « Le temps, le temps ! Est-ce mon âge ou bien cela prend-il vraiment quarante ans, ou plus, pour devenir un artiste ? »
1977 Le désespoir de Guston lui inspire des tableaux de « déluge », des combats de rue.
1980 Victime d’une attaque cardiaque, Guston est diminué physiquement et contraint de travailler à des petits formats. Une rétrospective de son œuvre est organisée par le musée d’Art moderne de San Francisco. « C’est une exposition de tableaux, mais c’est la vie, vous savez ? C’est comme une vie vécue. », Philip Guston meurt le 7 juin 1980.
Source : dossier de presse de l'exposition Philip Guston, L'ironie de l'histoire