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Le tango de Satan

1994

Genre : Film épique

(Satantango). Avec : Mihály Vig (Irimiás), Putyi Horváth (Petrina), László Lugossy (Schmidt), Éva Almássy Albert (Mrs. Schmidt), János Derzsi (Joska Kráner), Irén Szajki (Mrs. Kráner), Alfréd Járai (Halics), Miklós Székely B. (Futaki), Erzsébet Gaál (Mrs. Halics), Erika Bók (Estike) sayia Horgos. 7h25.

dvd chez Carlotta Films

Partie 1 : 2h12

"Pour Alf Bold". Générique (1'30). Dans une cour boueuse, des vaches sortent de l'étable, s'avancent, prennent un chemin de côté, traversent une autre cour puis un autre chemin (7'30). Fondu au noir : "un matin d'octobre avant les première gouttes des longues pluies d'automne qui, tombant sur un sol desséché, transforment les chemins en bourbiers et coupent la ville de l’extérieur, Futaki fut réveillé par le son des cloches. La chapelle isolée à 8 km de là ne possédait pas de cloche. Même sa tour avait été détruite pendant la guerre. La ville était trop éloignée et ses bruits ne parvenaient pas jusque là" (0'30).

On apprend qu'ils arrivent. (32')

Alors que le jour se lève lentement dans une pièce vide, Futaki, un homme boiteux entre deux âges, est réveillé par le son des cloches après avoir couché avec la femme de Schmidt. Il projette de prendre sa part et de partir ce jour, ou demain (4').Mme Schmidt se lave avec l'eau d'une bassine (1'30) Elle raconte son cauchemar; un homme qui voulait forcer sa porte et qu'elle a retrouvé dans sa cuisine. Il dit avoir été réveillé par le son des cloches; Vont-ils tous finir par être fou? Elle entend des pas et, certaine qu'il s’agit de son mari dit à Futaki de se cacher (2') Il se cache dans la pièce voisine à l'arrivée du mari et entend celui-ci dire à sa femme de préparer leurs affaires : lui et Kráner se sont entendus pour se partager la paie d'une année, qui aurait dû être partagée avec Futaki, Halics et le maître d'école. Futaki s'échappe par la fenêtre puis revient chercher la canne qu'il a oublié par la porte (2'30). Il se cache de Schmidt qui, parti dehors, rentre ensuite chez lui puis frappe à sa porte (1,30) Il le force à partager l'argent avec lui même si Schmidt lui demande de lui prêter sa part pour un an avec un long travelling latéral musical sur l'intérieur de la maison puis un cochon sous les pluies d'octobre (5'30) . Dans la cuisine, alors que Schmidt dort, Futaki dit à sa femme qu'il rêve de partir dans le sud. Elle craint qu'ils ne se fassent arrêter (4'). Futaki exige que Schmidt partage l'argent en deux avant de rejoindre Kráner à la croix pour partager la moitié qu'il possède. A peine le partage est fait que Mme Halics frappe à la porte. Schmidt ordonne à sa femme de chasser l'importune. Elle revient en affirmant que Irimiás et Petrina sont de retour et peut-être déjà au bar du village. Schmidt affirme pourtant que les deux villageois morts il y a un an et demi, à moins que Sanyi Horgos ait menti. Pour Futaki, Irimiás semble être une sorte de magicien qui construirait un château avec de la bouse de vache. Madame Schmidt décide d'aller au café pour les y attendre. (8'30) Une autre femme confirme; dans ce cas il faudra aux villageois abandonner l'argent et fuir (2) Ils partent sous la pluie. Off : "Schmidt partit le premier Futaki titubait derrière lui. Il tentait de trouver son chemin dans le noir avec sa canne. La pluie incessante étouffait les jurons de schmidt. Futaki était gai. Il l'encourageait avec ces mots : Tu verras on aura la belle vie! On aura la belle vie" (1'15).

Nous ressuscitons (31')

Irimiás et Petrina marchent de dos par grand vents (1'30) Ils attendent dans un couloir assis sur un banc (2') Pas à l'heure, la brindille et la pluie (2') un fonctionnaire leur indique qu'ils ne sont pas au bon étage et les guide (0'30) au deuxième (0'30) ils remplissent des papiers (1'30). Le commissaire auquel ils présentent leur passeport leur dit que tout dépend de lui ici (1,30). Il leur reproche de ne pas vouloir travailler et d'être des hors-la-loi et parle des concepts d'ordre et de liberté. Tout cela pour les contraindre à travailler désormais pour lui. (12 plans en champ contrechamps pour 7'). Ils vont dans le bar de la gare, en face (0'30) où ils commandent rhums et cigarettes; Entendant un bruit sourd, ils exigent que le silence se fasse (1'30). Tous se figent, ils menacent de tout faire exploser (1') de faire exploser tous les gens à la dynamite. ils sortent, l'un des villageois, Kelemen, les observe (1'30)

Ils prennent à pied la route qui mène au village, en s'en prenant aux villageois obtus et soumis mais ne pouvant vivre sans dignité ni illusion (2'30).Ils sont accueillis par Sanyi, le fils Horgos, qui leur rappelle leur promesse. S'il les faisait passer pour morts, il aurait Mme Schmidt et aussi Mme Kráner qui a aussi de beaux gros nichons (1'). Il leur donne des nouvelles des villageois (1') musique sur route déserte (2'20) et quand la nuit et la pluie tombent (2'). Arrivée des trois hommes devant le porche d'une maison. off "A l'est le ciel se dégage vite comme une mémoire. À l'aube, il se penche, tout rouge, sur les vagues de l'horizon. Au moment où les mendiants se traînent hors de l'église, le soleil se lève pour donner vie à l'ombre et pour séparer la terre du ciel, l'homme de l'animal, pour briser ce lien embarrassant dans lequel il se sont enchevêtrés. Il a vu la nuit fuir de l'autre côté. Ces terribles éléments ont plongé derrière l'horizon telle une armée désespérée et en déroute (1'30)

Savoir quelque chose (59')

Une paire de jumelle observe Futaki à sa fenêtre puis cadre la cour de la ferme , des poules et un chien (4'15) C'est le Docteur, un ivrogne solitaire qui épie son voisin écrit ses faits et gestes sur l'un des carnets à son nom comme d'autres carnets aux noms d'autres habitants (3'30). Le chien boit dehors, le docteur dessine la maison puis va chercher dans ses archives de vieux carnets avec le même dessin. Il observe dehors, Futaki sortir de la maison de Schmidt, se cacher et y revenir et constate que la pluie ne va pas cesser.(8') Il prend un nouveau verre d'alcool et s'endort (3'15). Mme Kráner vient lui apporter à manger et lui dit qu'avec la pluie, elle ne pourra plus aller en ville lui faire des courses. Il devrait en parler au cafetier. Il se met en colère et elle lui remet sa clé. il se leve pour fermer, aller aux toilettes. De nouveau assis à sa table il écrit dans le carnet consacré à Mme Kráner qu'elle doit avoir un plan en tête (6'30)

Se levant péniblement, il fait un malaise (2'45) et doit se traîner jusqu'à son lit pour se faire une piqûre (3'15). Rétabli, il enfile un manteau pour aller remplir à nouveau sa bouteille d'eau-de-vie (5'). Il marche sous la pluie, hésite sur le chemin et atteint un hangar de l'autre côté de la ferme (2'45). Il entend deux femmes discuter dans le grenier et monte pour les rejoindre (3'40). Il veut se réchauffer et emprunte deux cigarettes aux deux prostituées qui attendent en vain des clients. Elles espèrent l'argent que les villageois vont toucher de Kráner pour venir le depenser chez elles car elles doivent faire vivre Sanyi, Estike la folle et leur mère. Elles regardent le docteur qu' elles ont connu plus vif s'éloigner vers une mort prochaine (4,15). Le docteur marche sous la pluie la nuit et franchit un fossé (3'40) pour atteindre le bistro, où une petite fille, Estike, tente d'attirer son attention. Il la rabroue et elle s'enfuit dans le bois ; se ravisant, il essaie de la rattraper (1'45). Mais il finit par s'effondrer et tente en vain d'appeler des passants sur la route (2'15). Au petit matin, un villageois, Kelemen, le retrouve, le releve et l'emmène à l'hôpital dans sa carriole.

"Mon coeur" ne cessait-il de se dire. Il rêvait d'une chambre chaude, remplie de jolies infirmières avec de la bonne soupe, et de se retourner vers le mur. Il se sentait léger et calme. Les paroles du contrôleur résonnèrent longtemps à ses oreilles : "vous n'auriez pas dû docteur, vous n'auriez pas dû". (4'15)

Entracte- Partie 2 : (2h00)

Le travail des arraignées I (25')

Dans le café du village, trois hommes (3'30 dos) Le client se verse deux verres (1') Le patron se plaint de la pluie. Halics assis à une table se plaint de la pluie intérieure qui envahit tous ses organes, son manteau froissé , laminé par la pluie sans plus de souplesse quémande un verre dans l'attente de Kráner et Schmidt. (5'30) Kelemen vient raconter qu'il a vu Irimiás et Petrina et qu'il leur a parlé, ainsi qu'à d'autres personnes (2'45). Le patron du café en est stupéfait (1'45 travelling arrière). Il va dans son arrière cuisine et casse des bouteilles. Il semble craindre que les deux hommes reviennent pour prendre ce qui lui appartient (3'25) Mme Halics s'est jointe à la discussion alors que Kelemen pérore entre genèse et propos obscènes (2,40 sur ventre du patron) Mme Schmidt arrive et se fait servir un verre de liqueur. Tous attendent l'arrivée d'Irimiás et Petrina.(3'45)

Arrivée décousue (52')

C'est le jour. Sanyi sort d'une maison avec une pelle et emmène sa jeune sœur, Estike, à travers champs. Il chasse un chien qui s'approchait (2'20), Sanyi enterre leur argent commun dans un trou au milieu du bois, en faisant croire à Estike que l'argent poussera et se multipliera d'ici quatre jours (3'). La jeune fille rentre ensuite à la ferme (2'30) et voit Halics entrer dans la maison ; sa mère lui lance un mot acerbe, voyant qu'elle essaie de les espionner (1'10). L'enfant reste assise avant de grimper dans un grenier (2'50) du haut duquel elle peut regarder la porte (3') Elle a trouvé un chat, qu'elle caresse et qui ronronne dans ses bras (1'35). Le chat s'échappe (0'55). Elle le rattrape (2') Elle le maltraite (3'). Alors que la pluie s'est remise à tomber, elle l'enferme dans un filet. Elle voit Halics quitter sa mère. et suspend le sac du chat à une poutre du grenier (2'30) Estike sort du grenier et rentre chez elle sous la pluie (1'25) elle se lave les mains et va chercher du lait dans la cuisine sans voir personne (1'10) Elle verse le lait dans une écuelle puis de la poudre blanche dont elle emporte le reste dans son manteau puis sort en laissant la porte ouverte (2') Elle force le chat à boire le lait de l'écuelle. Le chat devient progressivement inerte (4'50). Gardant la poudre dans un sac, le chat dans les bras, elle revient dans le bois et constate que l'argent a disparu (1'55). Son frère lui dit qu'il l'a récupéré parce qu'il en avait besoin et lui reproche de se promener avec de la mort aux rats (2'20). Elle traverse à nouveau le bois sous la pluie (1'10), arrive dans la soirée au café (1'30) et regarde par la fenêtre les villageois ivres qui dansent de manière frénétique (2'15). Arrive le docteur dont elle tente d'attirer l'attention pour qu'il soigne son chat . Elle est repoussée (1'25), elle s'enfuit dans le bois (1' fondu au noir). Au matin, elle marche toujours (2'30). Elle parvient à un bâtiment en ruine (1'05), absorbe de la mort aux rats et s'allonge.

"Oui" se dit-elle en elle-même". Les anges voient ça et comprennent. Elle se sentait sereine. Et les arbres, la route, la pluie et la nuit, tout respirait la tranquillité. Tout ce qui arrive est bon", se dit-elle. "Tout est simple en fin de compte". (1'45).

Un brouillard semble émaner du sol." Elle se souvient de la veille et souriant, elle réalisa combien les choses étaient liées. Elle sentait que ces évènements n'étaient pas survenus accidentellement mais qu'il y avait une belle signification à les connecter. Et elle su qu'elle n'était pas seule car toutes ces choses et ces gens, son père là-haut, sa mère, ses frères, le médecin, le chat, les acacias, le chemin boueux, le ciel, la nuit, tout ça dépendait d'elle autant qu'elle dépendait de tout cela. Elle n'avait pas de raison de s'inquiéter. Ses anges agissaient pour elle (1'35)

Le travail des arraignées II (Les mamelles du diable, tango de satan) (43')

Dans la soirée au café, Kelemen rabache l'histoire de sa rencontre avec Irimiás et Petrina. Tous les villageois sont là etse partagent l'argent (6'25). La mère d'Estike passe, à la recherche de sa fille, avoue sa sauterie avec Halics qui ne lui parle plus. Elle boit une bière et puis s'en va (4'20). Futaki vomit dehors sous la pluie. Le cafetier va le chercher et le ramène à l'intérieur (2'10). Il lui fait la morale ,l'aide à se laver et lui apporte un sandwich. il se plaint des araignées partout, invisibles. Futaki pense que le mal plus profond et vient de la terre. Il espère qu'avec Irimias tout ira mieux. ce qui déclenche la colère du patron. Irimias ose revenir alors qu'il a bu 15 jours gratis pour le simple conseil de planter des oignons partout. Il estime qu'il a tout fait dans le village, craignant à nouveau qu'Irimiás vienne lui prendre son bien (5'25). Les villageois, désormais ivres, se mettent à danser au son de l'accordéon (4'50), sous le regard de la petite Estike (0'40). Ils dansent de nouveau (5'). Le maître d'école vient danser un tango avec madame Schmidt, lui affirmant que si tous les villageois devaient être ce qu'ils méritent, il l'emmenerai en ville(4'25). Tous finissent par s'endormir (4'10. Même l'accordéoniste qui se leve pour boire tous les verres et vient jouer un dernier air "Et voila.Et au son de l'accordéon, les araignées du bar lancèrent leur dernière attaque. Elles tissèrent des toiles sur les verres, les assiettes, les cendriers, les tables et les chaises. Elle les relièrent entre elles par des voies secrètes afin que, cachées dans leurs coins, elles remarquèrent le moindre mouvement, le moindre émoi tant que cette toile invisible ne soit pas endommagée. Elles tissèrent sur les visages des dormeurs, leurs pieds, leurs mains. Puis elle se ruèrent vers leurs cachettes attendant que leur fine toile bouge pour ensuite tout recommencer (4'25).

Entracte- Partie 3 (2h50)

Irimiás fait un discours (13')

Le jour suivant, le corps de la petite Estike repose sur une table (1'25). Irimiás, qui est présent, fait un discours : "je compatis à ce malheur, à ce deuil sans fin à cette tristesse mais il importe de se reconstruire de ces terribles circonstances. La police va nous rendre responsables : avec un peu d'attention, nous aurions pu l'empêcher. Tous responsables car autrement, elle serait la martyr des non coupables. Vous saviez que cette ferme était maudite. Le jugement irrévocable est proche. Vous vous complaisiez dans la décadence, loin de tout ce qui signifie la vie. Vous espérez un miracle qui n'arrivera jamais. Mais de quoi êtes vous victimes ?... des rêves et projets inaboutis. De votre avilissement, m'est parvenu votre appel à l'aide. J'ai décidé de rassembler quelques personnes et de créer une ferme modèle qui assurera une vie stable et unira ce petit groupe. Je créerai une île où nul ne sera impuissant ou chacun vivra dans la paix et se sentira en sécurité. C'est pourquoi, je suis allé à Almassy, le bâtiment principal est en bon état. Le problème c'est l'argent. il faut du capital pour produire. réfléchissez- y. (10'05). Ils déposent leur argent. Irimias le prend (1'50).

Perspective, vue de face (52')

lLe cafetier met le cercueil sur le toit de la voiture et se plaint qu' ils n'auraient pas dû le faire sortir de l'institution (1'35). Irimias se lave après avoir couché avec Mme Schmidt, ils se rhabillent (2'15). Irimias les félicite de leur confiance et leur donne rendez-vous le lendemain soir à six heures au manoir Almassy. Tous les huit se mettent en marche et se moquent du cafetier qui reste sans clientèle, celui-ci est moqué par la mère de Estike dont elle rappelle que son mari est mort pendu dans son grenier. Il lui ordonne de payer et de partir (5'). Futaki range ses affaires, vêtements et outils dans deux valises et s'en va (4'30). Il rejoint les autres villageois occupés à détruire un meuble "pour qu'il ne reste rien pour les gitans" et s'en vont (3'10) Ils s'éloignent, l'un chantant à tue-tête (1'30) Futaki, sous la pluie, marmonne aussi "Tu es belle, adorable Hongrie"(1'20). Ils marchent regrettant d'avoir oublié le docteur (2'), Kráner en tête, se félicite qu'ils ont réussi et passe la bouteille à tous, sauf Futaki resté à l'arrière et qui, fatigué, s'arrête (3'25). Ils reprennent tous la marche (0'50).C'est la nuit le manoir apparaît, la porte est franchie (3' noir). Mme Kráner explore avec une lampe (1'30, noir) Elle trouve les grandes pièces inchauffables (1'). Les sept autres écarquillent les yeux (travelling, 1'10) Halics et l'instituteur s'interrogent (1') ainsi que Mme Schmidt (2' travelling circulaire) Kráner s'éclaire à l'allumette (1'10) Schmidt pisse contre un mur (1'15) Mme Halics boit une gorgée d'alcool (0'50) Tous s'allongent pour dormir Kráner éteint la lampe. Des voix s'élèvent encore "Je te l'ai dit il ne faut pas perdre courage. Il faut avoir confiance jusqu'à notre dernier souffle. Sinon que deviendrons nous. Dites moi ? J'imagine"(3'05) Pendant qu'une chouette veille, ils s'interrogent sur leur avenir, la place des ateliers ; demain Irimias leur dira tout (2'50) Tous dorment et cauchemardent : "Halics a été poursuivi par un type à l’œil de verre. Et puis il a sauté dans la rivière mais il perdait courage chaque fois qu'il venait à respirer, le petit homme lui donnait un coup de bâton sur la tête et chaque fois il criait : "maintenant tu la paieras". L'instituteur a persuadé un type au vieux manteau de l'accompagner dans un endroit qu'il connaissait. l'homme a accepté comme s'il ne pouvait pas dire non. Il avait du mal à se contrôler et, arrivés dans un parc désert, il l'a même poussé vers un banc entouré de buissons. Il l'a fait allonger, lui a sauté dessus et l'a embrassé dans le cou. mais soudain des médecins vêtus de blanc sont apparus. il a fait signe cil s'éloignait et il a commencé à injurier le petit homme car à ce moment il était horriblement dégoûté. Le sol tremblait sous les pieds de Schmidt comme s'il marchait sur la lande. Il grimpa dans un arbre mais sentit qu'il s'enfonçait aussi. il était dans le lit et tentait de déshabiller sa femme. mais elle se mit à crier. Il lui courut après et lui déchira la robe. Elle rit et les tétons de ses énormes seins ressemblaient à deux belles roses. Mme Halics fait frictionner Mme Schmidt. le rosaire qui était sur le bord de la baignoire glissa dans l'eau comme un serpent. Mme Schmidt dit qu'elle en avait assez et que sa peau brûlait à cause du frottement mais Mme Halics la replongea dans le bain. Elle dit qu'elle avait peur que Mme Schmidt ne soit pas satisfaite. Mme Kráner entendit du bruit dehors. Elle ignorait ce que ça pouvait être. Elle mit un manteau et s'aventura dehors. Alors elle eut un mauvais pressentiment. Elle se retourna et vit que sa maison était en feu. "les bûches mon dieu"J'ai laissé les bûches dehors cria t elle. Kráner était assis à table, il mangeait tranquillement. "Joska tu es fou ? la maison brûlait mais Kráner ne bougeait pas. Mme Schmidt était un oiseau volant gaiement dans le ciel elle vit quelqu'un lui faire signe. elle entendit Schmidt qui criait ; descend ici salope faire la cuisine mais elle continua à voler et murmura: demain. survivra bien jusque là. elle sentit le soleil sur son dos; elle descendit un peu. Elle voulait attraper un insecte. On avait battu Futaki avec une barre de fer. Il était coincé attaché à un arbre. il s'étira et sentit la corde se desserrer. Il vit une plaie sur ses épaules. Il détourna la tête ne supportant pas cette vue. Il était assis sur un excavateur dont le bras ramassait la terre. Un homme vint vers lui et lui dit, dépêche- toi, il n'y a presque  plus de pétrole mais la terre ne cessait de retomber. il réessaya mais sans succès. Alors il se mit à pleurer. Il était à la fenêtre de la remise et il ignorait si c'était l'aube ou le crépuscule. ça ne finissait pas. il était assis ignorant le moment du jour. Rien n'avait changé dehors il n'y avait plus de nuit ni de matin mais le jour pointait ou la nuit tombait sans arrêt (7'10, 3 panoramiques circulaires en plongées)

Ascension ? Hallucination ? (29')

Irimiás fait le discours de rdv (2'25) Sur la route pluvieuse, Irimiás avec Sanyi et , Petrina qui dit avoir peur peur et voudrait fuir. Irinais se dit partisan du perpétuel combat pour la dignité humaine. la toile d'araignée, la toile patriotique de Iribias, quand quelque chose bouge...(2'10). Ils marchent silencieusement dans le sous-bois (1'15) Irimiás tombe à genoux devant le brouillard recouvrant le sol devant le bâtiment en ruine (1'10). Irimias se relève et ils reprennent leur route (2'). La ville est traversée de chevaux sauvages au galop. Sanya note qu'ils ont dû s'échapper de l'abattoir. (3') Ils boivent dans le bar de Steigelway et Irimiás demande à Sanya d'aller chercher Payer. Irimiás veut dormir là, manger et la voiture pour le lendemain. Il paye d'avance (3'30) Irimiás dicte une lettre à Petrina pour le commissaire, parlant d'éternité du jugement, dans les étoiles. Ils sont interrompus par le cafetier qui amène la soupe. Petrina se sert copieusement (5') Irimiás est interrompu par l'arrivée de Payer, vendeur d'armes à qui ils veulent acheter des explosifs. ils verront les détails ce week-end (5'40). ils se préparent à dormir. S'endorment et Petrina récite un Notre père (3')

Perspective, vue de dos (31')

Le lendemain matin dans le manoir, Mme Kráner vue de dos sous la pluie (40') L'instituteur regarde par les fenêtres la pluie tomber (1') il écoute les autres se plaindre de Irimias et refuse de se sentir responsable de la mort d'Estike (1'20) Les villageois au manoir croient qu'Irimiás les a dupés et commencent à se quereller, lorsque celui-ci survient (2'55, travelling). Ils se plaignent qu'il est plus que 6 heures et craignaient qu'il soit parti avec leur argent. une année de salaire. Il leur annonce que les plans au manoir doivent être repoussés à plus tard et qu'ils doivent se séparer à travers le pays, observant ce qui se passe, en ne restant en contact qu'avec lui-même (4'50). Kráner lui demande son argent ; Irimiás le lui rend immédiatement mais, jouant avec le sentiment de culpabilité des villageois, l'amène à le lui redonner son argent (3'15). Ils quittent le manoir (2'10)Il les emmène en ville, à 2 heures de route, à l'arrière d'une voiture en pleine averse (2'20) que Petrina conduit (1'35)Le camion s'arrête en ville, la pluie ayant cessé. Irimiás demande aux couples de sortir (2'25) et donne à chacun sa destination et le travail qu'il doit effectuer : les Schmidt à Elek travailler dans une boucherie; les kramer à Keresztur dans une blanchisserie; les Halics au presbytère de Postelek il donne 1000 forints à chacun (4'30). L'instituteur chez les Streber. Seul Futaki décide de suivre son propre chemin comme surveillant.Il lui propose d'être chez Steigerwald à huit heures pour en discuter. il refuse. Il lui donne 1000 forints; alors qu'il s'éloigne, Petrina le traite de pigeon. Le camion s'éloigne off (3'30)

Les soucis, le boulot... (16')

Irimiás, Petrina et Yienas marchent dans une rue sous la pluie balayée de détritus par le vent (1'30) Dans un bureau de l'administration policière, deux fonctionnaires transcrivent sur une machine à écrire un rapport sur les villageois rédigé en termes méprisants par Irimiás : schmidt prostituée, Kráner grosse mégère qu'ils tentent d'édulcorer maladroitement. Ils mangent (7'20 avec triple panoramique circulaire). Ils reprennent avec Schmidt et l"instituteur, apathiques. Futaki,révolté mais pas très dangereux. ils rangent les lettres s'habillent, éteignent les lumières et sortent du bureau

"Ils se sont serré la main au portail -Comment tu rentres ? -En bus -Bien au revoir a dit l'employé -Belle journée a ajouté l'autre, tres belle putain. Il se sont re-salués puis se sont quittés. Et chez eux, on leur a posé la même question à tous les deux ; "Tu as eu une sale journée, chéri ? Ce à quoi, tremblants et épuisés, ils n'ont pu que repondre "Non, rien, la routine, ma chérie (7'40).

Le cercle se referme (24')

Le docteur revient chez lui s'assoit, verse la bonbonne dans la bouteille (5'05). Il regarde la pluie à la fenêtre et écrit dans son cahier que pendant les 13 jours à l'hôpital madame Kráner n'est pas passée et que les villageois vivent sans doute terrés chez eux. . Entendant le son des cloches, il enfile son manteau et sort . (5'10), marche à travers la campagne, le son s'accentuant (1'10). Il regarde la pleine gorgée d'eau (1') Il parvient à une église en ruine où un fou bat contre une cloche en répétant que les Turcs arrivent (2'50). Le Docteur revient chez lui (2'25), Il se trouve fou d'avoir pris un son de cloche pour le glas. Il cloue des planches contre sa fenêtre et, dans une obscurité totale écrit, Un matin, à la fin du mois d'octobre peu avant que le premières gouttes des interminables pluies d'automne tombent sur le sol desséché sur le côté ouest de la ferme transformant les chemins en bourbiers infranchissables...Jusqu'aux premières gelées et coupant la ville de tout, Futaki fut réveillé par le son des cloches. Au plus près à huit kilomètres vers le sud ouest sur le vieux champs des Hochemeiss se trouvait une chapelle solitaire. Mais non seulement, elle n'avait pas de cloche mais sa tour avait été détruite pendant la guerre (6'40). 2h45

Générique (5') Un film de Bela Tarr d'après le roman de K Satantango et des textes de Mihály Vig, Dobai Péter et Barda Mihk. Par László Krasznahorkai et Bela Tarr. Monteuse et coréalisatrice Agnes Hranitzky. Remerciement à la ville de Baja. 1991-1994. Restauration 4k 2019.

Le film se déroule dans une ferme collective de la grande plaine hongroise balayée par le vent et l'incessante pluie d'automne. Huit personnes ont prévu de se partager la paie annuelle que ramènent Schmidt et Kráner du village mais ceux-ci ont l'intention de prendre la fuite avec le magot, rejoints par Futaki, amant de la femme de Schmidt. On annonce alors le retour de deux anciens du village, Irimiás et Petrina. Les villageois se retrouvent dans la soirée au café pour les attendre.

L'idée de faire un film à partir du roman Satantango de László Krasznahorkai naît en 1985, lorsque Béla Tarr « tombe amoureux » de ce livre. Il contacte l'auteur et ils deviennent amis. Mais après Almanach d'automne, plus personne ne souhaite investir dans un film de Béla Tarr. Le film est finalement achevé 9 ans plus tard. Le Tango de Satan nécessite plus de deux ans de tournage et presque autant de montage

Test du DVD

Editeur : Carlotta Films, septembre 2020. Coffret 3 DVD ou 2 Blu-ray. Format 1.66. Restauration 4k. 35 euros.

Alalyse du DVD

3 préfaces de Damien Marguet - Maître de conférences au département Cinéma de l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Damien Marguet présente chacune des trois parties qui composent Sátántangó.

Entrez dans la danse ! (28 mn) - Damien Marguet revient sur la genèse de ce film hors norme conçu sur une période de 9 ans et livre différentes grilles de lecture pour aborder cette œuvre clé dans la carrière de Béla Tarr.

Bande-annonce 2020

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