|
|
|
|
|
Le genre fantastique,nait parfois à partir des angoisses d'esprits dérangés par une névrose. La dramaturgie de ces films fantastiques s'organise autour du thème comment retrouver son intégrité mentale ?
Ainsi en est-il du Cabinet du docteur Caligari (1920) où les déformations sont engendrées par le fait que l'histoire -on l'apprend à la fin- est racontée par un fou. Mais il est probable que c'est La féline (1942) de Jacques Tourneur qui pose les bases du genre avec une femme qui a peur de devenir panthère si elle perd sa virginité. La maison du diable de Robert Wise (1963) traite d'une femme qui a peur d'être abandonnée et préfère, jusqu'au suicide, être hantée par une maison plutôt que de la quitter. En 1979, Kubrick traite dans Shining des angoisses d'un père impuissant à écrire. Dans Lost Highway (1996), David Lynch fait de Fred Madison, joueur de jazz célèbre, un paranoïaque jaloux qui s'invente un homme mystère qui le fera basculer dans une schizophrénie meurtrière. Juan Antonio Bayona explore dans L'orphelinat (2007) la même névrose de l'abandon que Wise dans La maison du diable avec une virtuosité et une émotion supérieure.
Le personnage du savant fou, traumatisé par une tragédie précédente, dont la figure majeure est le Rotwang de Métropolis, est un personnage finalement plus simple.
Tarkovski propose un type de savant humaniste capable de comprendre l'autre dans une sorte de communication universelle.