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28 avril 1978, l'équipe de Bastia est opposée au PSV Eindhoven sur son terrain de Furiani, à l'occasion du match aller de la finale de la coupe d'Europe de football de l'UEFA. Dès le petit matin, l'île est en fête. Drapeaux et banderoles s'affichent sur les balcons et aux toits des églises. Dans les voitures, les cars et les vélos, chacun agite le drapeau du club.
L'après-midi le ciel se fait menaçant et la pluie tombe alors que les supporters se dirigent vers le stade. Celui-ci est trempé; les lignes du terrain doivent être tracées de nouveau ; des sacs de matière absorbante sont traînés sur le terrain pour l'assécher ; balaies et seaux ramassent un peu de l'eau qui stagne dans les flaques sur le terrain.
Le match est retardé mais finalement le terrain est jugé apte pour disputer le match. Le ballon a du mal à s'extirper de l'eau et le score est de 0 à 0 à la mi-temps. Supporters dans le stade et dans les cafés où le match est retransmis attendent le but salvateur mais le score en reste là, 0 à 0. Le matin suivant, il reste à nettoyer les jardins et espérer une victoire à l'extérieur.
C'est à la demande de Gilbert Trigano, président du club bastiais de football, que Jacques Tati, passionné depuis toujours de sport, réalise ce documentaire autour d'un événement de taille : en effet, le 28 avril 1978, l'équipe locale est opposée au PSV Eindhoven sur le terrain de Furiani, à l'occasion du match aller de la finale de la coupe d'Europe de football de l'UEFA.
C'est Sophie Tatischeff, fille de Jacques Tati, monteuse et elle-même réalisatrice, qui assurera le montage des rushes longtemps ineexploités. Ils ont été redécouverts des années plus tard dans la cave de Sophie Tatischeff. Le film demeure sous forme de rushes jusqu’en 2000. C’est grâce à Jean-Pierre Mattei, directeur de la cinémathèque régionale de Corse, que le film est monté et présenté lors de l'inauguration de la cinémathèque le 17 juin 2000 puis à la télévision, le 24 septembre 2000 sur France 3 Corse et le 1er juin 2002 sur Arte