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Liliom

1934

Voir : Photogrammes
Genre : Mélodrame

Avec : Charles Boyer (Liliom Zadowski), Florelle (Mme. Muskat), Madeleine Ozeray (Julie), Pierre Alcover (Alfred), Robert Arnoux (Le tourneur), Roland Toutain (Le marin), Alexandre Rignault (Hollinger), Henri Richard (Le commissaire), Barencey (Le policier du Purgatoire), Raoul Marco (L'inspecteur). 1h58.

Liliom est un fainéant, un garçon peu recommandable, mais qui, par l'éclat de ses yeux et le charme de son sourire, ravage le cœur des femmes. Elles ne savent rien lui refuser. Ainsi en est-il pour Madame Moscat, la patronne d'un manège de chevaux de bois qui tourne dans l'enceinte de la fête foraine. Liliom lui accorde nonchalamment ses faveurs jusqu'à ce qu'il rencontre Julie, une petite bonne, jeunette, aux yeux candides, aux idées fraîches. C'est, semble-t-il, le grand amour.

Un jour, Liliom apprend que Julie attend un enfant, leur enfant. De louches personnages l'avaient persuadé de participer à un mauvais coup. L'entreprise échoue et Liliom est tué.

Des agents de la police céleste viennent le chercher, Liliom monte vers le paradis, à travers les comètes, la voie lactée, l'anneau de Saturne pour aboutir à un immense commissariat où le planton lit "Paradis-Midi", grand quotidien d'informations célestes. Et là, on lui explique l'homme qu'il est réellement. Très ému, Liliom désire avant tout savoir si l'enfant qui va naître sera un garçon ou une fille. Soit, mais avant de l'apprendre, il devra subir seize ans de purgatoire pour obtenir de passer une journée d'épreuves sur la terre. Il devra alors accomplir une bonne action... frapper sans faire mal. Liliom reviend sur la terre. Il revoit alors sa maison et son jardin et surtout sa fillette Louise. Ils engagent la conversation, mais Liliom, bourru, ne sait pas lui parler et Louise prend peur devant cet inconnu. Il la gifle puis disparaît. Tandis qu'il remonte dans le train du ciel sans se repentir de son attitude, Louise déclare à sa mère qu'lle a reçu un coup qui ne lui a pas fait mal. Ainsi alors que les jeux semblaitent faits, que Liliom semblait condamné au châtiment éternel, la balance du bien et du mal penche du bon côté.

L'influence du réalisme poétique français se laisse devine par intermittence (les décors). Lang ne croit pas à la candeur de Liliom comme Borzage trois ans plus tôt (Liliom, 1930). Son agnostisme le conduit à multiplier les traits d'humour et d'ironie. Ainsi, de retrour de son voyage sur terre où il a piteusement échoué, Liliom déclare : "Alfred avait raison : pour nous, même au ciel, il n'y a que la justice !"

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