Accueil Fonctionnement Mise en scène Réalisateurs Histoires du cinéma Ethétique Les genres Les thèmes Palmarès Beaux-arts

L'opéra mouffe

1958

Avec : Dorothée Blanck (L'amoureuse), José Varela (L'amoureux), Antoine Bourseiller, André Rousselet, Jean Tasso, Monika Weber. 0h16.

En neuf tableaux portant chacun un titre, ponctués de neuf quatrains chantés, le film propose un portrait insolite de la rue Mouffetard (Paris, Vème arrondissement) et de son marché, vu par les yeux d’une femme enceinte. Chaque séquence rend compte d’un moment, d’un sentiment ou d’une impression ressentis.

Dans «Des amoureux», un couple joue le rituel de la séduction. Dans «Du sentiment de la nature», la caméra glisse le long d’une planche, avec des légumes en plans rapprochés. D’autres tableaux sont plus métaphoriques comme «La grossesse», avec une colombe prisonnière d’un bocal et une jeune fille courant au ralenti dans un jardin; ou «Les angoisses», avec des volets qui se ferment et une ampoule qui se brise pour laisser jaillir un poussin prématuré.

La caméra cherche en pleine rue, visages et images fortes : «Quelques-uns», «Les chers disparus» ou «De l’ivresse», nous montrent les passants, les clochards et des scènes de café. «Joyeuses fêtes» suit d’un œil amusé des enfants masqués qui courent. «Des envies» s’attarde sur des étalages de boucher tandis qu’une passante croque une fleur.

Retour