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Un voyage sur la Côte dAzur, son ciel bleu, ses plages
de sable fin, ses baigneurs bronzant au soleil
«Notre propos
nest pas de cinématographier les indigènes. Notre
sujet cest la Côte, les touristes, les curieux, les émigrants,
les amateurs, les passagers, qui un jour découvrent cette côte
et sy assemblent pour épuiser leur temps de liberté».
Par association didées, le film se met en quête de
ceux qui, têtes couronnées (la Reine Victoria), écrivains
(Colette) ou artistes (Picasso), ont donné à la Côte
ses lettres de noblesse. Il évoque lattrait du soleil,
lexotisme de larchitecture, les stars du Festival de Cannes,
les arbres séculaires, les résidences (hôtels, camps
de vacanciers, villas
ou cimetières).
«Et lEden où est-il ? Toute la côte en a la nostalgie. Toute la côte écrit son nom».
Pas ici, où lon brûle Carnaval dans une agitation mêlée de musique bruyante. Là, en revanche, cest le calme. Sur lîle des nudistes, deux chevaux solitaires jouent dans leau et deux corps nus sont endormis au soleil. Est-ce là lEden ? En fait, non. «Ce sont de fausses Ève, de faux Adam, de faux amours, de trompeuses Vénus, de fausses grottes et de fausses nymphes. Si ces rêveries sont collectives, ses jardins ne sont pas publics, le faux Eden nest pas pour nous, non plus que lEden». Une vieille porte en ferraille rouillée se referme, tandis que, sur la plage, on ferme les parasols. «Le soleil de la fête il est démaquillé» dit la chanson. «Cest triste et bête, la fin de la fête, la fin de lété».
