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Du côté de la côte

1958

Avec les voix de : Roger Coggio, Anne Ollivier, Jacopo Nizi. 0h25.

Un voyage sur la Côte d’Azur, son ciel bleu, ses plages de sable fin, ses baigneurs bronzant au soleil… «Notre propos n’est pas de cinématographier les indigènes. Notre sujet c’est la Côte, les touristes, les curieux, les émigrants, les amateurs, les passagers, qui un jour découvrent cette côte et s’y assemblent pour épuiser leur temps de liberté». Par association d’idées, le film se met en quête de ceux qui, têtes couronnées (la Reine Victoria), écrivains (Colette) ou artistes (Picasso), ont donné à la Côte ses lettres de noblesse. Il évoque l’attrait du soleil, l’exotisme de l’architecture, les stars du Festival de Cannes, les arbres séculaires, les résidences (hôtels, camps de vacanciers, villas… ou cimetières).

«Et l’Eden où est-il ? Toute la côte en a la nostalgie. Toute la côte écrit son nom».

Pas ici, où l’on brûle Carnaval dans une agitation mêlée de musique bruyante. Là, en revanche, c’est le calme. Sur l’île des nudistes, deux chevaux solitaires jouent dans l’eau et deux corps nus sont endormis au soleil. Est-ce là l’Eden ? En fait, non. «Ce sont de fausses Ève, de faux Adam, de faux amours, de trompeuses Vénus, de fausses grottes et de fausses nymphes. Si ces rêveries sont collectives, ses jardins ne sont pas publics, le faux Eden n’est pas pour nous, non plus que l’Eden». Une vieille porte en ferraille rouillée se referme, tandis que, sur la plage, on ferme les parasols. «Le soleil de la fête il est démaquillé» dit la chanson. «C’est triste et bête, la fin de la fête, la fin de l’été».

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