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Irén se rend à pied puis en tram à son travail dans une usine de charcuterie. C'est jour de paie et chacun vérifie le montant de son enveloppe. Avant de sortir les sacs des ouvrières et ouvriers sont inspectés pour vérifier que personne ne vole.
Irén vit avec sa fille, Kriszti, dans le petit appartement de ses beaux-parents, au centre de Budapest. Gabi, son beau-frère, et sa femme sont venus dîner et Irén a invité une collègue, ce qui ne plaît pas au beau-père mécontent de payer ce repas supplémentaire même si c'est Irén qui a fait les courses et préparé les pancakes. Ils ont la surprise de voir, Laci, le mari d'Irén, rentrer de son service militaire. La soirée se passe en discussion sur la vie chère et les problèmes de logement auxquels Laci doit maintenant faire face. Le père lui reproche l’amitié de sa femme pour celle qu'elle a invité, une Tzigane. En fin de soirée Laci et Gabi raccompagnent la jeune femme tzigane qu'ils plaquent contre un mur dans une rue déserte et violent. Tous les trois se retrouvent penauds, dans un café. Il est minuit passé et Laci rentre chez lui pour dormir dans la même chambre que sa fille et sa sœur. Laci enlace Irén, lui assurant qu'ils auront des jours heureux.
Le dimanche Laci, Irén et leur fille vont à la fête foraine. Laci boit trop et vomit.
Un autre repas ou le père fait trop de remarques sur la façon de manger de Kriszti et reproche à Irén de trouver que Laci boit trop.
Dans le parc où jouent aux échecs, le père dénigre Irén : ni bonne épouse, ni bonne mère, se permettant de critiquer Laci s'il boit trop. Il l'incite à la surveiller.
Irén est au service du logement. Deux femmes expriment déjà leur besoin urgent d'un logement: l'une est menacée d'expulsion, l'autre à des enfants en bas âge. La première repart en pleurant. Irén déclare que neuf personnes habitent chez ses beaux-parents. Le fonctionnaire lui indique qu'aucun logement pour sa famille dans les deux ans à venir, seulement peut-être en 1978 ou 1979...
Drame social illustrant le fait que dans de nombreuses villes, les logements sont trop étroits ; les difficultés
nombreuses lorsque plusieurs familles vivent dans ces espaces restreints. La violence du patriarcat est dénoncée avec force ; les êtres les plus vils s'imposants aux femmes par le discours (celui du père) ou leur actes (le viol commis par Laci et Gabi).