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Si douces, si perverses

1969

Genre : Film noir

(Così dolce... così perversa). Avec : Carroll Baker (Nicole Perrier), Jean-Louis Trintignant (Jean Reynaud), Erika Blanc (Danielle Reynaud), Horst Frank (Klaus), Helga Liné (Helene Valmont), Ermelinda De Felice (La proprietaire de l'hôtel), Giovanni Di Benedetto (Monsieur Valmont). 1h32.

Danielle et Jean Reynaud ont les apparences d'un couple de grands bourgeois parisiens : il est industriel; riche et accumule les conquêtes car sa femme se refuse à lui.

Dans l'appartement au-dessus de chez eux emménage Nicole une femme séduisante et ils entendent parfois un amant violent la réprimander et la battre. Jean, mêlant galanterie et désir, lui propose de la protéger, mais tombe profondément amoureux d'elle et bientôt ils deviennent amants. Elle le prévient néanmoins que et son ex-compagnon violent, Klaus, cherchera à le tuer. Après un échec sur la Riviera, Klaus fait venir Jean dans l'appartement de Nicole et au cours d'une lutte, finit par le poignarder. Il n'a fait qu'exécuter la demande des deux femmes, complices. Le meurtre est maquillé en incendie de la voiture de Jean, dans laquelle la police ne retrouve donc qu'un corps carbonisé.

Cependant, Danielle éprouve visions et remords de la disparition de son mari, et finit par être persuadée que Jean n'est pas mort et est complice de Nicole. Alors qu'elle est au téléphone, elle sent sa présence dans l'appartement et meurt d'un coup de feu en prononçant son nom.

Sur la déposition de Nicole, la police accepte avec réticence l'hypothèse du suicide, alors que c'est Klaus qui a tiré le coup de feu fatal. Lui et Nicole, qui a hérité de la fortune que Jean lui a légué s'envolent pour le Brzil. Mais le commissaire est dans l'avion

Le film a été parmi les premiers à recevoir une classification X aux États-Unis selon le nouveau système de classification de la Motion Picture Association, et cette classification a été exploitée de manière sensationnaliste dans les publicités. Bien anodin aujourd'hui, le film est néanmoins plus ouvertement sexuel que des figures plus vénérées du giallo comme Mario Bava et Dario Argento. 

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