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Octobre

1928

(Oktyabr). Avec : Vladimir Popov (Alexandre Kerensky), Vasili Nikandrov (V. I. Lenine), Layaschenko (Konovalov).

Euphorie suite à la Révolution de Février 1917 et l'instauration du Gouvernement provisoire avec la destruction du monument au tsar. L'église la bourgeoisie, l'armée souhaitent longue vie à ce gouvernement. Tous sont censés se réjouir, dont les soldats au front qui croient la guerre finie, festoient et fraternisent avec les Allemands. Mais le gouvernement provisoire décide de respecter servilement les accords passés avec les alliés et la guerre reprend. L'effort de guerre réduit le peuple à la famine. En plein hiver, les queues s'allongent pour des portions de nourriture de plus en plus réduites.

Mais, le soir du 3 avril, dans la gare de Finlande de Petrograd, Oulianov Lénine, revenu d'exil, monte sur un train et sous les cris de la foule de ses partisans et appelle à renverser le gouvernement provisoire. Tout le pouvoir aux soviets ! Vive la révolution socialiste et non bourgeoise : il ne faut attendre des ministres capitalistes ni paix, ni pain, ni terre.

Juillet 1917. Les bolcheviques organisent d'immenses manifestations à Petrograd mais ils  refusent un soulèvement spontané qui serait voué à l'échec. Devant le palais Kschessinska, se tient un meeting. Il est demandé aux soldats de Cronstadt d'attendre le moment où le parti le décidera.

À l'angle de la rue Sadovaïa et de la perspective Nevski, là où sont les rédactions des journaux Le soir et les temps nouveaux, l'armée tire sur la foule. Un jeune bolchevik qui cherche à protéger l'étendard surprend un officier flirtant avec une femme. L'officier s'en prend à lui, aidé par un bourgeoise, bientôt suivie d'autres qui frappent le jeune homme à coups d'ombrelles redoublées Le gouvernement ordonne de couper les quartiers de la classe ouvrière du centre-ville en levant les ponts : le corps d'une femme et celui d'un cheval tombent à l'eau. Le corps du jeune bolchevik, transpercé de coups d'ombrelles, est laissé pour mort. Les "vainqueurs" et des bourgeois jettent des exemplaires de la Pravda dans la rivière.

Le quartier général bolchevique est également détruit par la classe dirigeante, et le Gouvernement provisoire ordonne l'arrestation de Lénine, entré dans la clandestinité mais qui continue de diriger les préparatifs du soulèvement. Le chef du Gouvernement provisoire, Alexandre Kerenski, est caricaturé et comparé à un paon mécanique et à Napoléon, avant d'être accusé, sur un ton satirique, de convoiter le trône de Russie.

Le général Kornilov lance ses troupes sur Petrograd « pour Dieu et la patrie ». Face à l'impuissance du gouvernement, les bolcheviks se mobilisent pour la défense de la ville. Ils prennent le contrôle de l'arsenal et le général Kornilov est arrêté. Des tracts diffusent les messages de la révolution et les ouvriers sont entraînés au maniement des armes en vue de la « bataille finale et décisive ».

Octobre 1917 : Le Comité bolchevique approuve la proposition de Lénine d'organiser une révolte.

24 octobre : Lénine retourne au Smolny après quatre mois de clandestinité et prend la tête du soulèvement à la veille du 25. Un message est envoyé à la population, annonçant la chute du Gouvernement provisoire à compter du 25 octobre à 10 heures.

25 octobre : Le croiseur Aurora arrive au moment où les ouvriers prennent le contrôle des ponts. Le ministre de la Guerre appelle les troupes au secours du gouvernement déchu. Cosaques et Bataillon de la Mort féminin arrivent au Palais d'Hiver et s'installent confortablement sur la table de billard du tsar. Le Gouvernement provisoire rédige un appel aux citoyens pour tenter de rétablir sa légitimité, mais le soir même, un congrès réunissant des délégués de tout le pays se tient et les Soviets sont élus.

Armés et préparés par le Comité militaire révolutionnaire, les bolcheviks marchent immédiatement sur le Palais d'Hiver et exigent sa reddition. Le Gouvernement provisoire, d'un air détaché, ne répond pas. Le Bataillon de la Mort féminin capitule et exécute ses supérieurs. Un groupe de Soviets infiltre le vaste palais par les caves et repère les forces gouvernementales à l'intérieur. Les Cosaques se rendent et rejoignent les Soviets. Au congrès, l'appel des mencheviks à une fin pacifique du conflit, qualifié de « lamentation », reste lettre morte.

Le signal est donné par un coup de feu tiré depuis l'Aurora et l'assaut commence véritablement. Dans une séquence finale d'une intensité épique, les Soviétiques prennent d'assaut le palais en masse et submergent les défenseurs. Les soldats retranchés dans le palais pillent les lieux, mais les Soviétiques les dépouillent de leurs biens après leur reddition. Finalement, les Soviétiques enfoncent la porte des appartements du Gouvernement provisoire et arrêtent ses membres. Vladimir Antonov-Ovseyenko rédige une déclaration officielle proclamant la destitution du Gouvernement provisoire. Des horloges du monde entier affichent l'heure du succès de la révolution, tandis que les Soviétiques exultent.

26 octobre : Le nouveau gouvernement entreprend la construction d'un nouvel État, promulguant des décrets pour la paix et la répartition des terres.

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