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Prononciation des mots sanskrits
- Le e se prononcé "é" ainsi Veda se prononce Véda
- Le u se prononce ou
- Le s accentué (ś) ou pointé (
) se prononce à peu près "cḥ"
Ainsi en se contentant des caractères sans consonne accentuée ou pointée de notre alphabet:
-
Śiva s'écrit Shiva et se prononce Chiva
- Vi
nu s'écrit Vishnu et se prononce Vichnou
L’hindouisme descend du védisme (religion des envahisseurs aryens au IIe millénaire avant J.-C.) qui trouve sa source dans les quatre Vedas (livres sacrés dont le nom signifie “savoir”). Postérieurement à ces textes, on trouve les Puranas qui racontent les exploits des divinités et deux grandes épopées en vers : le Ramayana et le Mahabharata que l’on considère comme les premiers textes proprement hindouistes.
Le panthéon hindou, dont l'iconographie canonique s'affirme à l'époque gupta, est extrêmement riche et composite. Le nombre des figures divines varie de manière substantielle en fonction des sources auxquelles on se réfère. Selon les Veda, il y en aurait trente-trois, divisées en trois groupes de onze, en référence au triple monde: ciel, atmosphère et terre. Les textes puraniques parlent, quant à eux, de milliers de figures divines et l'Agni-puranā précise qu'elles seraient au nombre de trente-trois milliers, trente-trois centaines et trente-trois unités. Au-delà de la quantification numérique, la multiplicité des formes sous lesquelles se manifeste le divin est en fonction de la nature infinie du Brahman, l'Absolu impersonnel, aussi y a-t-il autant de divinités hindoues que d'aspects du multiple, lequel dérive par éma- nation du brahman lui-même.
Les divinités hindoues assument la fonction de nos saints et, loin de porter atteinte à l'unité du divin, elles en expliquent la nature qui inclut toute chose. Les principales figures divines forment une triade, Trimūrti, constituée de Brahmā, Vishnu et Shiva. Chacun est investi d'une des fonctions du divin: Brahmā préside à la création durant laquelle l'univers s'est manifesté, Vishnnu incarne le principe de la conservation de l'univers, tandis que Shiva représente celui de la destruction qui gouverne chaque fin du monde périodique et sa réabsorption dans le brahman.
La Trimurti
C’est la Grande Trinité hindoue : Brahma, Vishnu et Shiva. Trois dieux, en principe de force égale, reflet des trois aspects de la puissance divine : création, préservation, destruction. Elle peut être représentée par trois têtes reposant sur un même cou (ou six quand Brahma est représenté avec ses quatre têtes), chacune regardant dans une direction différente.
Le plus célèbre mythe concernant Vishnu le représente entre deux créations cosmiques, pendant la période de résorption du monde. Chaque fois que l'ordre de l'univers (le dharma) est menacé Vishnu s'incarne pour le rétablir. Ses "descentes" sur terre sont appelés des avatara. Elles forment l'aspect dynamique du Dieu.
Brahma est le dieu créateur de la matière et de l’univers. Il naît d’une fleur de lotus émergeant du nombril de Vishnu. Malgré son importance dans la trinité hindoue, il n’est que peu vénéré en Inde.
Shiva, Dieu destructeur, il dissout l’univers afin d’en créer un nouveau. Mais il est surtout un dieu ambivalent, à la fois destructeur et créateur, terrifiant et bienveillant. Il représente aussi la miséricorde et la compassion : c’est un ascète, un renonçant.
La chronologie hindoue décrit un temps qui s'organise par cycles, en quatre ères cosmiques, les yuga, qui décrivent le déclin progressif dans le monde de l'ordre moral, le dharma. Les noms de ces quatre yuga se retrouvent dans ceux des figures du jeu de dés, et si le premier, Krita-yuga, dépeint une sorte d'âge d'or où dominent la moralité, la justice, la vérité et l'ordre, ceux qui suivent, Treta-yuga, Dvapara-yuga et Kali-yuga, constituent les étapes successives de la corruption inexorable du dharma.
L'ère dans laquelle nous vivons est la quatrième, le Käli-yuga, quintessence de tous les maux, où le désordre, l'impiété et l'injustice dominent sans partage. La durée de chaque yuga décroît avec la perte parallèle du dharma et est, dans l'ordre, de 4000, 3000, 2000 et 1000 années divines. Chacune de ces ères est entrecoupée de deux crépuscules dont la durée respective est de 400, 300, 200 et 100 années divines. Chaque année divine durant trois cent soixante années humaines, les quatre yuga se déploient en un arc de temps de 4 320 000 années humaines.
L'ère actuelle, le Käli-yuga, semble avoir commencé le 18 février 3102 av. J.-C., date qui coïncide avec la mort de Krişņā, et est destinée à durer 432 000 années humaines. Aussi vivons-nous à l'aube de cette ère ténébreuse. Le temps n'est pas seulement cyclique, il est aussi relatif, puisque les jours et les années ont des durées diverses selon que l'on se réfère au monde humain ou au monde divin. Ainsi, les quatre ères cosmiques avec leurs relatifs crépuscules constituent un maha-yuga, une grande ère, et mille maha-yuga constituent un kalpa, c'est-à-dire une ère du monde équivalente à un jour de la vie de Brahmā. Ses jours se concluent tous par une réabsorption de l'univers de l'Un indifférencié, suivi par une nuit qui prélude au renouvellement de sa manifestation à l'aube du jour suivant. Une vie entière de Brahmā dure 100 années de 360 jours et prend le nom de mahākālpa, à la fin de laquelle il meurt et une grande dissolution du monde, mahāpralaya, se produit. Dans la phase suivante, Vishnu gît endormi sur les spires du serpent Seşa, dans l'attente de recouvrer son énergie, qui a l'aspect de la déesse et grâce à laquelle le processus de la manifestation du monde recommencera. Du nombril de Vishu endormi surgit la tige d'un lotus à l'intérieur de laquelle va renaître Brahmā. Si Brahmā est sujet à des naissances et à des morts périodiques, on ne peut en dire autant du Seigneur suprême, Vishnu ou Shiva, qui est depuis toujours et pour toujours : une vie entière de Brahmā dure le temps d'un battement de ses cils.
Source :
Principaux dieux et leurs avatars & attributs Par Caroline Doridot :