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Gaņeśa (ou Ganapati) serait, selon le mythe, non pas tant le fils de Shiva que celui de Parvati, qui l'engendra soit de sa sueur soit des onguents qui parfumaient son corps. Parvati aurait alors posté Ganeša devant ses appartements pour qu'il protège son intimité et sa tranquillité, surtout contre les assauts de son époux. Quand Shiva se présenta devant la porte, Ganeša lui interdit l'entrée, le dieu fut alors prit d'une telle fureur qu'il ordonna qu'on décapitât l'enfant. Face à la colère et à la douleur de Parvati, Šiva consentit à demander aux dieux qu'ils aillent vers le nord et ramènent la tête de la première créature qu'ils rencontreraient. Ceux-ci tombérent sur un éléphant et c'est pour cela que Ganeša, le dieu à la tête d'éléphant, conserve dans son aspect le souvenir de ce mythe.

Le véhicule de Ganeśa est võhana, le rat, et tous deux ont pour fonction de déplacer les obstacles, le dieu avec sa force et sa puissance, l'animal avec son agilité. Ganeša incarne les qualités, surtout l'intelligence et la sagesse, qui permettent de surmonter toutes les difficultés, et c'est pour cette raison qu'il est invoqué au début de toute entreprise, que ce soit un voyage ou une œuvre littéraire. La couleur associée à Ganeša est souvent le rouge, il a quatre bras, une défense cassée et d'énormes oreilles en éventail. Sa trompe est recourbée, indiquant ainsi la possibilité de contoumer les obstacles. Dans les mains de ses quatre bras, il tient une coupe pleine de su- creries, un aiguillon pour les éléphants ou une hache et une fleur de lotus. Avec la quatrième main il fait le geste de l'abhaya, qui dissipe la peur. Son ventre est nettement proéminent, symbole de prospérité et d'abondance.

Ganesha dansant, Inde centrale ou Rajasthan,10e siècle,
Grès Paris, Musée Guimet - Iéna

 

Source : Inde - Trésors d'une civilisation ancienne de Maria Angelillo, Editeur : White Star (14 février 2013).

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