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Les mystères de New York

1915

Genre : Film noir

(The Exploits of Elaine / The New Exploits of Elaine / The Romance of Elaine). Coréalisé avec Louis Gasnier et Leopold Wharton. Avec : Pearl White (Elaine Dodge), Arnold Daly (Craig Kennedy), Creighton Hale (Walter Jameson), Raymond Owens (Walter Jameson), Sheldon Lewis (Perry Bennett), Edwin Arden (Wu Fang), Leroy Baker (Le majordome), Bessie Wharton (Tante Josephine). 3h40.

Une riche héritière, Elaine Dodge, avec l'aide du détective Craig Kennedy, lutte contre l'assassin de son père, le criminel connu uniquement sous le nom "La main qui étreint". Celui-ci s'avérera être son cousin qui, sous des déguisements divers et avec la complicité de bandits chinois, essaie de l’attirer dans des pièges mortels…(Épisode 1 : La Main qui étreint - Épisode 2 : Le Sommeil sans souvenir...)

Les Mystères de New York est le titre de l’adaptation française de trois serials (films à épisodes) américains : The Exploits of Elaine (1914), The New Exploits of Elaine (1915) et The Romance of Elaine (1915). Aux États-Unis, ces trente-six épisodes sont simultanément publiés en feuilleton dans le Chicago Herald et montrés au cinéma chaque samedi. 

The Clutching Hand (La Main qui serre) fut le premier antagoniste mystérieux à apparaître dans un serial cinématographique ; ce concept fut largement repris par la suite tout au long de l'existence de ce format. Le succès de Elaine contre "La main qui étreint" et son chef, "L'homme au mouchoir rouge" est exceptionnel et fait fleurir les séries dérivées et parodiques comme Le pied qui étreint (Jacques Feyder 1916) et Max et la- main-qui-étreint (Max Linder, 1916).

Le serial met en vedette Pearl White (qui tenait également le rôle principal dans The Perils of Pauline). Le scénario est écrit par Arthur B. Reeve (d'après son roman), Charles W. Goddard et George B. Seitz, tandis que la réalisation est assurée par Louis J. Gasnier, Seitz et Leopold Wharton. Le film est produit par le Wharton Studio d'Ithaca (New York) et distribué par Pathé Exchange, la filiale américaine de la société française Pathéqui était alors la plus importante entreprise de production et de fabrication de matériel cinématographique au monde.

En France, l’adaptation en 1915 par l’auteur de mélodrames Pierre Decourcelle donnera naissance au premier ciné-roman (ou roman-cinéma), publié chaque jour dans le quotidien Le Matin, et dont le succès sera foudroyant.

The Exploits of Elaine était adapté d'un livre de la série "Craig Kennedy, Scientific Detective" d'Arthur B. Reeve. Bien qu'il ait servi de prototype aux feuilletons cinématographiques basés sur des mystères scientifiques, il présente aujourd'hui moins d'intérêt pour le public. Une grande partie de la technologie et des concepts scientifiques mis en scène dans le feuilleton est rapidement devenue obsolète ou banale. Par exemple, l'œuvre doit expliquer de manière spectaculaire le principe de l'identification par empreintes digitales.

Comme c'était l'usage pour les feuilletons cinématographiques, chaque épisode se terminait généralement par un moment de suspense intense (cliffhanger) où Elaine se retrouvait en danger physique ou confrontée à une révélation choc. Ainsi, à la fin du dixième épisode, Elaine meurt avant d'être ramenée à la vie par Craig Kennedy dans l'épisode suivant.

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