La brune brulante
1958
Genre : Comédie sociale

Putnam’s Landing, bourgade paisible de Long Island… Chaque jour, Harry Bannerman se rend en train à New York, où il travaille dans la communication. Chaque jour, Grace, son épouse, s’occupe de la maison, de leurs deux garçons, et de bon nombre d’associations locales où son indomptable énergie et son sens de l’organisation sont appréciés de tous. Ses multiples activités l’empêchent parfois d’attendre son mari à la gare, auquel cas leur ravissante voisine Angela Hoffa se fait un plaisir de le raccompagner. Mal mariée à Oscar, un cadre de la télévision toujours en déplacement, Angela n’est pas insensible au charme de Harry. Mais, pour l’instant, celui-ci n’a qu’une idée en tête : convaincre Grace de passer avec lui deux jours en amoureux dans un palace new-yorkais.

Cependant, la petite communauté est en émoi : Zack Crummitt vient en effet de céder un de ses terrains à l’armée des Etats-Unis, qui doit y installer un projet ultra-secret. Grace prend la tête du comité de protestation et demande à ce que Harry aille contacter à Washington le colonel Thorwald. De son côté, Comfort Goodpasture, baby-sitter des enfants Bannerman, éprouve ses premiers émois amoureux envers un adolescent du cru, Grady Metcalf.

À Washington, Harry assure Thorwald de son entière coopération, mais se querelle avec l’arrogant capitaine Hoxie, chargé de coordonner le projet militaire. Angela et Grace, venues sans s’annoncer retrouver Harry, se croisent dans sa chambre d’hôtel. Furieuse, Grace repart pour Putnam’s Landing, décidée à divorcer. Elle n’en continue pas moins de mettre sur pied la résistance contre les “envahisseurs” de l’armée.

Lors de la fête nationale, les jeunes gens de la ville, costumés en Indiens, affrontent les soldats, déguisés en colons anglais. Sensible au prestige de l’uniforme, Comfort abandonne Grady. Revenu sur ces entrefaites, Oscar se réconcilie avec Angela. Harry et Grace font de même dans la salle de contrôle du projet, lequel consiste à envoyer un singe dans l’espace. Leurs ébats provoquent le départ de la fusée avec, à son bord, Hoxie, que personne ne semble regretter.

 

 

Analyse de Jacques Lourcelles : Cet avant dernier film de McCarey entièrement tourné vers le présent est une satire allègre de l'American way of life. Sa merveilleuse réussite tient au fait que McCarey évolue constamment sur la corde raide puisque les personnages ici caricaturés sont tous très sympathiques et ne possèdent pas une once de méchanceté. Trois portraits de femmes enrichissent enfin une intrigue parfaitement maîtrisée et qui sait prendre son temps : Joanne Woodward en ménagère saisie par le sens des responsabilités sociales, Joan Collins exquise tentatrice qui ne parviendra pas à ses fins, Tueday Weld, adolescente survoltée en proie à ses premiers émois sexuels.

(Rally'round the Flag, Boys !). Avec : Paul Newman (Harry Bannerman), Joanne Woodward (Grace Oglethorpe Bannerman), Joan Collins (Angela Hoffa), Jack Carson (Capt. Hoxie), Dwayne Hickman (Grady Metcalf). 1h46.
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