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Jules Auguste Duroc sest ruiné pour mettre au point une
bicyclette révolutionnaire dont Lucien Médard, son coureur
cycliste de beau-frère, démontrera les qualités
lors de la course Paris-San Remo organisée, cet été
1901, par deux journaux sportifs, lun français, lautre
italien.
Au matin du départ de lépreuve, un huissier, Léon Charles Mulot, se présente à la boutique des Cycles Duroc pour opérer une saisie. Jules se sauve et gagne, avec son précieux vélo, la ligne de départ où il découvre que Médard, le traître, sest fait engager par La Gauloise, léquipe française. Voyant débouler son triporteur à moteur conduit par sa femme Delphine sous la contrainte dun Mulot furieux, Jules na plus quune solution : se mêler à la course. Son engagement confirmé par les organisateurs, le marquis de Lion et lItalien Pifarelli, Duroc suit le peloton où il vante les mérites de sa machine : cale-pieds, roue libre, guidon mobile
Mais Mulot, qui suit la caravane à bord du triporteur piloté par Delphine, na pas dit son dernier mot. Tout lui sera bon pour arrêter les coureurs et Duroc. Dabord des clous répandus sur la route ; les pneus crèvent et Jules est le plus rapide à réparer. Puis, à létape de Pougues-les-Eaux, un somnifère versé dans la citronnade offerte aux coureurs et que Jules sera le seul à ne pas boire. Rien ny fait : à Vichy, Duroc passe en tête la ligne darrivée, les autres concurrents sétant trompés ditinéraire. Lorsque le marquis de Lion exalte les vertus du vélo de Duroc, Mulot est là qui imagine aussitôt un contrat dassociation avec sa victime pour lexploitation en commun il se réserve néanmoins la majorité de la bicyclette miraculeuse. Débarrassé de la menace de saisie, Jules signe le contrat et repart avec, désormais, un directeur sportif impitoyable : Mulot !
Pifarelli, catastrophé par les succès de Duroc aux dépens de son champion Orlandi, coince le peloton des Français dans les wagons dun train qui transporte des porcs. Jules voit alors ses espoirs senvoler. Mais, la chance aidant, il arrive encore en tête à Vals-les-Bains. Puis cest la montagne, les lacets franchis sous les lazzis de lintraitable Mulot qui, sentant son poulain au bord de la défaillance, coupe subrepticement le câble de ses freins. Duroc dévale les pentes qui mènent à San Remo, senvolant littéralement au-dessus de la route jusquà trois mètres de la ligne darrivée quil ne peut franchir, vélo et pattes cassées ! Orlandi et Médard sont sur le point de le rattraper lorsquil entend son tortionnaire avouer son forfait et le traiter de tocard. Cen est trop ! Furieux, Duroc se relève et, se lançant à la poursuite de Mulot, franchit la ligne en vainqueur.
