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née en 1945
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| 6 films | ||
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Carmen Castillo enseigne, dans les années 1970, comme professeure d'histoire au Centro de Investigaciones de Historia de América Latina de l'université pontificale catholique du Chili, puis travaille pour le ministère des Affaires étrangères auprès du président chilien Salvador Allende, aux côtés de sa fille, Beatriz, au palais de La Moneda.
Elle a été la compagne de deux dirigeants du MIR (mouvement de la gauche révolutionnaire) : Andrés Pascal Allende (un neveu de Salvador Allende), avec qui elle s'est mariée et a eu une fille, Camila, puis Miguel Enriquez, secrétaire général du mouvement.
Un an après le coup d'État fomenté par Augusto Pinochet le 11 septembre 1973 avec l'appui de la CIA, Miguel Enríquez est abattu par les militaires le 5 octobre 1974, dans la maison où ils vivaient clandestinement, sous des noms d'emprunt, au 725 de la rue Santa Fe, à Santiago. Carmen Castillo, alors enceinte, est gravement blessée lors de l'attaque puis évacuée à l'hôpital grâce à un voisin qui a appelé une ambulance et insisté pour qu'elle soit hospitalisée d'urgence.
Le 27 octobre 1974, elle est expulsée du Chili vers l'Angleterre, à la suite d'une campagne de mobilisation internationale (Régis Debray, Simone Signoret et Angela Davis ont été, parmi d'autres, les organisateurs ou les signataires de la mobilisation), la sauvant ainsi de la répression. Son fils, Miguel Angel, né à Cambridge, meurt quelques jours après sa naissance, des suites de ses importantes pertes de sang lors de l'attaque durant sa grossesse
Elle s'installe définitivement en France fin 1976 et ne cesse ensuite d'évoquer le Chili dans ses livres, notamment Un jour d’octobre à Santiago, et ses films, dont Rue Santa Fe, sélectionné au Festival de Cannes en 2007.
En 1995, elle conçoit et produit, avec Patrick Grandperret, la collection de films de fiction « Terres étrangères » pour Arte Fiction. À partir de 2008, elle fait partie, au Chili, du collectif Escuela popular de cine, fondé par les cinéastes Carolina Adriazola et José Luis Sepúlveda.
Après un documentaire consacré à l'écrivain et militant Victor Serge, en 2012, elle se consacre à un long métrage cinématographique ayant pour fil rouge le philosophe trotskyste Daniel Bensaïd, dont elle était proche : On est vivants. Un film sur l’engagement politique contemporain conçu comme un dialogue posthume avec l'intellectuel. La cinéaste est ainsi partie à la rencontre des anonymes en lutte en divers lieux du monde : la France, la Bolivie, le Brésil...
Son documentaire Cuba en suspens est diffusé sur Arte en 2017. Il s'intéresse à la situation à Cuba après le rétablissement des relations avec les États-Unis, entamé depuis 2014 et impulsé par le président Barack Obama et le chef d'État Raul Castro. Des réformes ont été entreprises par le régime cubain afin d'ouvrir l'économie aux initiatives privées et aux capitaux étrangers ; c'est cette ère nouvelle que la cinéaste questionne au gré de nombreuses rencontres effectuées, sur place, avec des Cubains.
Deux ans plus tard, son documentaire Chili 1973, une ambassade face au coup d'État est diffusé par France 5 : il s'ouvre sur le mardi 11 septembre 1973, jour du coup d'État de Pinochet au Chili. C'est que, dès le lendemain, une question se pose : que faire des personnes qui se précipitent vers les ambassades afin d'y trouver un refuge ? Privés de tout contact avec leur ministère, les diplomates français décident alors d'ouvrir les portes de l'ambassade de France. Plus de six cents militants seront ainsi sauvés. Elle reçoit alors le prix Scam / Charles Brabant pour l'ensemble de sa carrière.
Au mois d'avril 2020, elle devient la marraine de la campagne internationale « Free Nûdem Durak », laquelle appelle à la libération de la chanteuse kurde, détenue en Turquie.
Née à Santiago du Chili, historienne. Militante du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (MIR), elle travaille à La Moneda auprès du Président Salvador Allende en 1970.
Filmographie :
| 1994 | La flaca Alejandra |
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Coréalisé avec Guy Girard. Avec : Carmen Castillo, images d'archives de Miguel Enriquez, Marcia Merino (Eux-mêmes). 0h57.
La rencontre entre Marcia Merino, « la maigre Alejandra », ancienne membre du mouvement de gauche MIR avant le coup d'État de 1973 devenue informatrice pour la police secrète de Pinochet après avoir été torturée, et l'une de ses victimes. |
| 2004 | El País de Mi Padre |
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Avec : images d'archives de Salvador Allende, Carmen Castillo, Mónica Echeverría, Fernando Castillo Velasco (Eux-mêmes). 1h16. |
| 2007 | Rue Santa Fé |
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(Calle Santa Fe). Avec : Carmen Castillo, Consuelo Castillo, Mónica Echeverría, Javiera Enríquez, images d'achices de Salvador Allende, Edgardo Enríquez, Miguel Enriquez. 2h43. C'est dans cette maison, rue Santa Fe, dans les faubourgs de Santiago du Chili, où elle revient en 2002, que Carmen Castillo vécut les moments les plus intenses de sa vie. Durant dix mois, elle vécut rue Santa Fe dans la clandestinité, après le coup d'État militaire du 11 septembre 1973 qui a porté Pinochet au pouvoir.5 octobre 1974 : Dans la banlieue de Santiago, Carmen, enceinte, est grièvement blessée et son partenaire Miguel, chef de la résistance contre la dictature de Pinochet, est tué au combat. Ainsi commence un voyage dans la mémoire des vaincus... |
| 2015 | On est vivants |
| 2017 | Cuba en suspens |
| 2019 | Chili 1973: une ambassade face au coup d'Etat |
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(La embajada). 0h52. |