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Dans la pénombre du Stadium de Vitrolles, Klaus Mäkelä dirige l’Orchestre de Paris dans Le sacre du printemps, premier temps des « ballets russes » de Stravinsky en ciné-concert. Les 120 musiciens de l'Orchestre de Paris apprécie la figure charismatique de leur chef d'orchestre, le finlandais Klaus Mäkelä..." qui n'est pas venu pour rien".
De retour à la Philharmonie de Paris, entre la répétition et le concert, quelques membres de l'orchestre, face caméra, réécoutent ce qu'ils ont joué et en parlent. Parfois leurs propos sont retranscrits sur des cartons à la manière des films muets. Ils se racontent : comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ? Comment cohabiter si longtemps sans que le groupe explose ? Quel rôle joue vraiment le chef d’orchestre ? Ainsi le corniste André Cazalet entré à dix-sept ans comme le plus jeune musicien y a passé quarante-trois ans et est dorénavant le doyen, toujours aussi heureux d'être là. Gildas Prado souligne que le cor anglais est "l'instrument mélancolique de l’orchestre" avant d’ajouter qu'il n'est pas mélancolique. Klaus Mäkelä ajoute que c'est lui qui donne le ton raconte l'histoire du Concerto en sol de Maurice Ravel alors que le piano virevolte autour de lui à la manière d'un papillon. Moins satisfait car très exigeant vis-à-vis de lui-même, le joueur de cor André Cazalet, va partir de l'orchestre, conscient de n'avoir jamais obtenu le son qui le comblerait, "quête de toute une vie". Moins consensuel enfin, le nuage de commentaires écrits et anonymisés décrivant les petites querelles et commentaires vachards des musiciens forcés à cohabiter au sein de l'orchestre.
Quelques musiciens sont aussi saisis dans leur trajet, à pied ou à vélo, vers la philharmonie pour se raconter brièvement sur le trajet qui les a conduits vers l'orchestre . Est suivi le concours pour recruter un deuxième violon. Le jury est attentif à la qualité d'intégration possible au sein de l'orchestre qui prime par rapport à une virtuosité autosuffisante.
Pour la première fois, caméras et micros se faufilent parmi les 120 musiciens de l’Orchestre de Paris, à la Philharmonie, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä. Un film immersif au cœur de la musique en train de se faire ; au plus près de l’expérience des musiciens, de leurs émotions, de la beauté.
Source : dossier de presse