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La Résurrection du Christ

1501

La Résurrection du Christ
Raphaël, 1501-02
Huile sur bois, 52 × 44 cm
São Paulo, Musée d'Art de São Paulo

Datant de 1501/1502, l'œuvre comporte diverses inscriptions sur son envers ainsi que sur le cadre. La plus ancienne est probablement celle permettant de lire Giachino Mignatelli, certainement le nom du premier possesseur du tableau. En 1880 Wilhelm von Bode a vu le tableau dans la collection Kinnaird en Écosse et le signala à Cavalcaselle, qui ne l'avait jamais remarqué. En 1927 Regteren van Altena compara l'œuvre avec deux dessins conservés à l'Ashmolean Museum d'Oxford, que d'autres historiens d'art rapprochaient du grand retable de la Résurrection de San Francesco al Prato du Pérugin, considérée parfois comme une œuvre collaborative avec Raphaël. Raphaël s'affranchit en partie de ce modèle en situant la scène dans un paysage plus varié et animé, dans la plus grande richesse et élaboration du tombeau, dans les vêtements plus raffinés, les gestes plus vifs, plus de force dans les couleurs, donnant un plus grand rendu plastique aux images.

Le Pérugin
233 × 165 cm
Raphaël
52 × 44 cm

En 1946, le tableau est aux enchères à Londres avec une attribution à Mariano di ser Austerio et emmené au Brésil où, en 1954, il devient propriété du musée d'Art de São Paulo. Une nouvelle certification de l'œuvre est faite par Suida, qui confirme l'attribution à Raphaël avec l'assentiment d'autres experts (Ragghianti, Roberto Longhi, Camesasca et Brizio).

Dans la partie centrale basse du tableau, entouré de soldats armés surpris par l'événement et d'un serpent se lovant, le sarcophage à panneaux de marbres colorés, ouvert avec son couvercle déplacé, est surmonté, au centre haut, du Christ dans les airs, porté par un léger nuage doré aligné dans le rond du soleil, et portant une toge rouge à filets dorés et sa bannière blanche à fine croix rouge, l'étendard de la Résurrection. Deux anges, dans la même posture symétrique, un bras levé, l'accompagnent de part et d'autre, déroulant leurs phylactères : celui de gauche portant une tunique violacée, celui de droite une tunique verdâtre. Un groupe de femmes (les trois Marie auréolées, inconscientes de l'événement) est visible dans le plan éloigné du paysage collinaire, qui fait place, vers la droite, à un fleuve et à une perspective bleutée qui s'éclaircit vers le soleil levant.

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