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Les ravages de l'absinthe et de l'alcoolisme sont bien connus au 19ème siècle. Le tableau semble inspiré par une scène observée au café La Nouvelle Athènes.
Légèreté de la touche et palette délicate. Le personnage semble encadré dans un jeu de lignes verticales et horizontales qui serre le personnage de près. Le marbre de la table est rendu avec une attention particulière (Manet s'était procuré une table à plateau en marbre.). La coupe avec une prune à l'alcool donne son nom au tableau. La main gauche qui tient la cigarette est peinte avec de grandes délicatesses. La couleur, subtile, demeure dans le rose mauve. Manet peint la tristesse du découragement, tout le vague à l'âme de la femme esseulée. Mélancolie suggérée par les teintes claires du premier plan qui font de la jeune femme une sorte de nuage rose et rêveur, sur un fond plus sombre qui la ramène dans la réalité.
La femme est rêveuse et a oublié d'allumer sa cigarette mais son état n'est peut-être pas dépendant de la prune à l'eau de vie qui se trouve devant elle. Si elle fait commerce de ses charmes elle n'a rien de la femme déchue. Il s'agit sans doute d'une jeune femme issue de la classe ouvrière qui s'habille au-dessus de ses moyens et fréquente les cafés à ses heures perdues.