Maman 1999

1999

Maman
Louise Bourgeois, 1999
Londres, Modern Tate

L'araignée géante de Louise Bourgeois tisse ensemble des fils de mémoire, de l'histoire personnelle, du mythe et de l'imagination.

Louise Bourgeois avait fait des sculptures d'araignées géantes depuis 1990. Cette énorme araignée a été comandée pour le pont tranversal du Hall des turbines pour l'ouverture de Tate moderne en mai 2000. De cette position, l'araignée attrape tous ceux marchent dans le hall, et le bâtiment lui-même devient la toile de l'araignée.

Les araignées, comme créatures surveillant sans cesse leur toile, sont un symbole important dans le travail de Louis Bourgeois. Ses parents étaient des revendeurs en tapisseries d'histoire, et la présence de matériaux tissés et brodés étaient banale pendant son éducation. Les tissus et les restes piqués de vieux tissu ont, plus tard, figuré dans plusieurs de ses travaux, suggérant aussi bien la nostalgique que les souvenirs effrayants de l'enfance.

Pour Louise Bourgeois, les matériaux brodés sont également associés à la mythologie. Dans le mythe classique, le tissage est souvent des moyens de histoire-dire, en particulier pour des femmes. L'histoire de l'arachné est au sujet d'une jeune femme qui défie la déesse Athéna à une concurrence de tissage. Quand l'arachné gagne, Athéna déchire la tapisserie et transforme l'arachné en araignée, condamnée à la rotation pour toujours.

Louise Bourgeois a ainsi associée l'araignée avec sa mère d'où le titre maman. Elle a écrit : 'ma meilleure amie était ma mère et elle était intelligente, patiente, apaisante, raisonnable, subtile, indispensable, ordonnée et utile comme l'araignée.' Mais elle ajoute également que 'l'araignée est souvent trop fastidieuse, excessivement raisonnable ; elle ne se fatigue jamais.' Lla protection offerte par les nombreuses jambes de la maman araignée peut ainsi se révéler parfois menaçante.

Texte par Jemima Montagu

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