né en 1956
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Né en 1956. Etudes d’art à l’Ecole d’Art de Ramat Hasharon, études de philosophie à l’Université de Tel Aviv. De 1979 à 1982, Avi Mograbi suit des études de philosophie à l'Université de Tel Aviv ainsi qu'une formation artistique à l'Ecole d'Art de Ramat Hasharon. Après avoir officié comme assistant directeur sur des productions israéliennes et étrangères et des spots publicitaires, il dirige le court métrage Deportation en 1989, primé notamment au Festival du court métrage de Cracovie.

Avi Mograbi s'oriente ensuite vers le documentaire, privilégiant des sujets en relation directe avec la situation de son pays. Après le court métrage The Reconstruction (the Danny Katz murder case) en 1994, prix du meilleur documentaire de l'Institut du film israélien, il réalise en 1997 son premier long métrage, Comment j'ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon, un brûlot très critique d'un faux-naïf contre la droite israélienne et l'un de ses représentants les plus emblématiques. Le film pose les bases d'une oeuvre très engagée entre fiction et réalité.

En 1999, avec Happy birthday Mr Mograbi, il continue dans cette voie en livrant une vision sans concession d'une armée israélienne qui n'hésite pas à réprimer violemment les manifestants palestiniens durant les célébrations de l'Al Nakba. Quatre ans plus tard, sort sur les écrans français son troisième long métrage Août (avant l'explosion), au travers duquel Avi Mograbi va à l'encontre d'un gouvernement israélien qui fait tout son possible pour que personne ne puisse témoigner à l'étranger de ce qui se passe dans les territoires occupés. Le réalisateur israélien essaie ainsi, malgré les difficultés et les pressions subies, de faire entendre un autre son de cloche et de traiter de l'autocritique en Israël.

Pour son documentaire suivant, Pour un seul de mes deux yeux, présenté en sélection officielle, hors-compétition, au Festival de Cannes 2005, il n'hésite pas à convoquer les mythes de Samson et de Massada, qui enseignent aux jeunes générations israéliennes que la mort est préférable à la domination, pour s'interroger sur le conflit israélo-palestinien alors que la seconde Intifada bat son plein.

Filmographie :

1997 Comment j'ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon
 

(How I learned to overcome my fear and love Arik Sharon). Avec : Avi Mograbi. 1h01.

En 1996, alors que la campagne électorale en Israël approche, le réalisateur Avi Mograbi décide de faire un film sur la figure politique contestée d'Ariel Sharon. Sorte de film dans le film, il y a aussi l'histoire du film que Avi Mograbi et des problèmes conjugaux qui s'ensuivent dans son ménage.

   
1999 Happy birthday Mr Mograbi
 

Avec Avi Mograbi, Shahar Segal. 1h17.

Avi Mograbi est engagé pour faire un film sur les 50 ans de l'état d'Israël. Il se rend compte que deux anniversaires ont lieu en même temps : son propre anniversaire, et celui des 50 ans de la Nakba, la "catastrophe", le début du problème des réfugiés palestiniens dépossédés de leurs terres après la guerre de 1948. Parallèlement, il raconte les problèmes engendrés par un bout de terrain qu'il a acheté plusieurs années auparavant.

   
2002 Août (avant l'explosion)

(August: A Moment Before the Eruption) 1h12

Israël, 2002. Le documentariste Avi Mograbi s'ennuie dans son appartement et confie ses interrogations à la caméra. Il décide de profiter du mois d'août, qu'il déteste entre tous, pour se lancer dans une aventure : filmer son quotidien. Il livre ses réflexions en se filmant et en interprétant trois rôles : le sien, celui de sa femme et celui de son producteur. En effet, les images d'anonymes dans la rue côtoient celles d'actrices que le réalisateur auditionne en vue du tournage d'un long métrage inspiré du massacre d'Hébron. Malgré tous ses efforts, il finit par s'ennuyer : décidément, août n'est pas son mois de prédilection.

Un nouveau pamphlet du plus subversif des réalisateurs israéliens, analysant la paranoïa et la violence quotidienne dans son pays, au cours d'une balade tout au long du mois d'août où il nous livre ses réflexions intérieures par le biais de scènes fictives, dans lesquelles il joue plusieurs rôles à la fois.

   
2004 Pour un seul de mes deux yeux

(Nekam achat mishtey eynay). Avec : Shredi Jabarin (L'ami palestinien) et Avi Mograbi. 1h44.

Les mythes de Samson et de Massada enseignent aux jeunes générations israéliennes que la mort est préférable à la domination. Aujourd'hui, alors que la seconde Intifada bat son plein, les Palestiniens subissent quotidiennement les humiliations de l'armée israélienne : les paysans ne peuvent librement labourer leurs champs, les enfants sont bloqués des heures aux checkpoints au retour de l'école, une vieille femme ne peut pas rentrer chez elle. Exténuée, cette population, comme hier les Juifs face aux Romains ou Samson face aux Philistins, crie sa colère et son désespoir. Avi Mograbi, cinéaste israélien, croit dans la force du dialogue, avec les Palestiniens assiégés et avec l'armée israélienne omniprésente.

Parmi les mythes fondamentaux d’Israël, deux marquent profondément le réalisateur Avi Morgabi. Il s’agit d’une part de celui de Samson qui, en faisant s’effondrer un temple choisit de mourir avec ses tortionnaires. Et d’autre part de Massada, citée assiégée où les zélotes qui résistent aux Romains préfèrent se suicider plutôt que de tomber aux mains de leurs ennemis. A partir de ses conversations téléphoniques avec un ami palestinien, Mograbi se rend compte que ces histoires sont plus que jamais d’actualité, puisqu’on y voit aussi la situation des Palestiniens dans les zones occupées, et la « justification » des attentats suicides...

   
2008 Z 32

Avec : Avi Mograbi, sa femme, Z32 , la compagne de Z32. 1h21.

Un ex-soldat israélien a participé à une mission de représailles dans laquelle deux policiers palestiniens ont été tués.Il cherche à obtenir le pardon pour ce qu'il a fait. Sa petite amie ne pense pas que ce soit si simple, elle soulève des questions qu’il n'est pas encore capable d'affronter.

   
2013 Dans un jardin je suis entré

Avec : Avi Mograbi, Ali Al-Azhari Yasmine Al-Azhari-Kadmon. 1h37.

Le film fantasme un « ancien » Moyen-Orient, dans lequel les communautés n’étaient pas séparées par des frontières ethniques et religieuses, un Moyen-Orient dans lequel même les frontières métaphoriques n’avaient pas leur place. Dans l’aventure commune d’Ali et Avi, de ce voyage qu’ils entreprennent vers leurs histoires respectives dans une machine à remonter le temps née de leur amitié, le Moyen-Orient d’antan – celui dans lequel ils pourraient coexister sans efforts- refait surface avec une grande facilité.

   
   
   
   
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