Comment attraper un poisson-chat avec une calebasse

1413
Hyonen-zu
Josetsu Taikō, XVe
Rouleau suspendu,
Kyōto , Myôshin-ji, sous temple Taizō-in,

L'une des trois œuvres seulement qui restent de de la production de Josetsu Taikō. Dans les décennies ultérieurs, les plus grands représentants de la peinture monochrome se réclament tous de Josetsu. Exécutée durant le XVe siecle pour le Shogun Ashikaga Yoshimochi, ellle illustre la parabole du vieux pêcheur voulant attraper un poisson-chat avec une calbasse.

Originellement collée sur un paravent de bois (tsuitate) au dos duquel étaient inscrits 30 poèmes sur un apologue zen, cette peinture à l'encre a été "remontée" par la suite en panneau mural. Elle comprend maintenant, dans sa partie supérieure, les poèmes composés et calligraphiés par trente moines érudits contemporains accompagnés, en haut à droite, d'une préface de Bonpō qui fait une référence à l'œuvre comme étant du « nouveau style pictural ».

Dans la partie inférieure, au premier plan, un homme est représenté près d'un ruisseau, maniant une calebasse et regardant un énorme poisson-chat frétillant. Un brouillard occupe le centre de la scène et, en arrière-plan, apparaissent de lointaines montagnes. L'ensemble se distingue par une forte asymétrie. Il est généralement reconnu que le « nouveau style » se rapporte plus à un sens chinois de la profondeur du point de vue du plan pictural.

Plusieurs éléments sont proches des Song, mais les lignes manquent de vigueur et les traits sont trop ronds pour être chinois. La partie supérieure est occupée par les inscriptions d'une trentaine de moines zen.

L'eouvre est conservée au Taizō-in le plus ancien sous-temple du temple bouddhiste Zen Rinzai Myōshin-ji, situé au nord-ouest de Kyoto au Japon. Il est fondé par le prêtre Zen Muinsoin en 1404. Les bâtiments originaux du temple sont incendiés durant la guerre d'Ōnin (1467-1477) puis reconstruits ultérieurement.

 

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