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Visite à l’usine après
une soirée chez le directeur 

Ernest Georges Bergès
1901
Visite à l’usine après une soirée chez le directeur
Ernest Georges Bergès, 1901
Huile sur toile, 201 x 201 cm
St. Etienne. Musée d’Art et d’Industrie

La scène correspond à son titre: des gens aisés en goguette dans une fonderie. L'usine était un laboratoire qui testait les dernières techniques et il était de bon ton pour la bonne société de visiter un lieu dernier cri. L'entreprise est la Compagnie des Fonderies et Forges La Voulte-Bessèges, ex-Société des Fonderies et Forges Louis Frèrejean (fondée en 1819) puis Compagnie des Forges de Loire et Ardèche. Elle régnait dès les années 1840 sur les départements de la Loire, du Rhône et de l'Ardèche (où se trouve le site de minerai de fer de La Voulte) et s'était hissée en tête des plus importantes compagnies métallurgiques et sidérurgiques de France.

"Laboratoire industriel de la sidérurgie française", son usine principale - la Grande Usine - était située à Terrenoire où beaucoup de talents et d'ingénieurs firent leurs premières armes. La Compagnie construisit des logements pour les ouvriers anglais, bâtit deux écoles et mit en place des cours du soir. Elle construisit aussi une chapelle, un cimetière, un chemin de fer privé et canalisa le Janon. Des caisses de secours et de retraites furent créées. " (...) il s'agit d'un système dans lequel l'usine et la vie sociale tendent à ne former qu'un tout, comme le prône le saint-simonisme au XIXe siècle..." Cette formidable aventure industrielle s'acheva lamentablement. Devenue la Compagnie des Fonderies et Forges La Voulte-Bessèges, après fusion avec le groupe Bessèges (Gard), elle fit faillite en 1889. Les dirigeants détournèrent les caisses de retraite et d'épargne des ouvriers. Un procès fut intenté, en vain. L'imposant système social s'effondra...

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