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En épousant Jim Brewton, l’éleveur du Far West dont elle s’est éprise, Lutie,
une jeune fille de la bonne société de Saint-Louis, a accepté de s’établir
avec lui au Nouveau-Mexique. Elle y découvre que son mari s’oppose brutalement
aux petits fermiers pour les empêcher de créer des lopins sur la prairie,
qu’il entend préserver pour ses troupeaux. Ce combat qui n’est pas le sien
éloigne peu à peu la jeune femme de celui qui est considéré, localement, comme
un tyran.
Lutie a une
laison avec le juge Brice Chamberlain d’où naît un fils bâtard élevé par Jim.
Les époux se séparent pendant vingt ans et il faut la mort du garçon pour
qu'ils se réconcillient.
En
1942, le nom de Kazan est devenu célèbre à Broadway et Hollywood fait appel
à lui. Mais ce n'est qu'en 1945 qu'il réalise pour la Fox son premier film,
Le Lys de Brooklyn. Après ce mélodrame anodin, Kazan
exécute une série de commandes sans rapport avec son univers ce Maître
de la prairie avec le couple Hepburn-Tracy, les pesants films à thèse
: Le mur invisible (1947) sur l'antisémitisme et L'héritage de la
chair (1949) sur le racisme. Boomerang (1947) sur une
affaire judiciaire et Panique dans la rue (1950) sur une épidémie de
peste à la Nouvelle-Orléans sont déjà plus réussis et
précèdent son premier film important, Un
tramway nommé désir (1951).
En deux heures, Kazan tente de raconter une véritable saga familiale et 25 ans d’Histoire de l'Ouest, avec l’arrivée des colons, la résistance des gros éleveurs où Jim, un riche rancher, amoureux de sa prairie qu'il a dû jadis arracher aux Indiens veut la préserver telle quelle et refuse de la céder aux émigrants.