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Bonus :
Un pianiste célèbre et vieillissant, Stefan Brand, reçoit un soir une lettre adressée par une inconnue, Lisa Berndle. Celle-ci lui révèle qu'elle lui voua, dès son adolescence, un amour exclusif, sans qu'il s'en aperçût jamais. Elle lui raconte comment, toute jeune encore, elle assista en cachette à son emménagement dans l'appartement voisin de celui de sa mère; comment elle rompit ses fiançailles qui s'annonçaient brillantes, afin de ne pas s'éloigner de lui; comment elle dut travailler pour assurer sa subsistance. Quelques rencontres furtives, à plusieurs années d'intervalle, une brève idylle ébauchée une nuit au Prater, une ultime étreinte un soir de fête, aussitôt oubliées par l'inconstant, furent les seuls moments de bonheur qu'elle goûta auprès de son volage amant. |
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Présentation du film par Noël Herpe
Le film raconte en flashes-back une histoire d'amour qui n'a pas existé. Mise en scène très sobre, femme victime de l'amour ; La flute enchantée à l'opéra femme victime de l'égoïsme masculin, de la société du spectacle et du mensonge. Les lieux sont des projections du fantasme de Lisa. Un récit qui échoue toujours à exprimer l'essentiel. Train immobile qui voit défiler des paysages de cartes postales mais la mécanique est montrée, celle du vieil homme actionnant les toiles, montrer le tissus social dans lequel est fait le fantasme. On est toujours soi-disant dans sa tête mais le typhus est annoncé sur le quai de gare sans qu'elle le sache à ce moment. Femme prend en charge son histoire, maitre de son destin au moins par sa prise de parole véracité d'un amour qu'elle n'a pas vécu, masochisme Profanation ; quand le rêve et l'innocence sont confrontés au réel. Leur mouvement sert à exprimer quelque que chose qu'ils n'arrivent pas à dire par le dialogue dans cette société bloquée comme chez Mizoguchi Censure : duel rédempteur alors qu'est supprimé la dimension masochiste où Lisa remercie Stefan.
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présente
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Lettre
d'une inconnue de Max Ophuls
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